29 juin 2008 - 14H51
- Anjouan - Comores

Les Anjouanais choisissent leur président
Les Anjouanais votent dimanche lors d’un second tour pour élire un nouveau président afin de sortir l’île comorienne de la crise. En mars dernier, l’ancien homme fort, Mohamed Bacar, avait été renversé par une opération militaire.

Les Anjouanais votaient dimanche pour élire le successeur de Mohamed Bacar, l'ex-homme fort de cette île comorienne renversé par une opération militaire en mars, un second tour marqué par des accusations mutuelles d'achats de voix lancées par les partisans des deux candidats.
   
Près de 128.000 électeurs, sur une population d'environ 250.000 personnes, se rendaient dans 240 bureaux de vote répartis sur cette île montagneuse, la plus pauvre et la plus peuplée des îles de l'archipel des Comores (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).
   
Le premier tour de scrutin, le 15 juin, avait été marqué par un faible taux de participation (42,79%) et avait vu Mohamed Djaanfari, avec 44,18% des suffrages, devancer Moussa Toybou (40,12%).
   
M. Djaanfari, député à l'Assemblée de l'Union des Comores, est un homme d'affaires spécialisé dans le transport maritime et un farouche opposant à l'ancien président Mohamed Bacar. Il avait été battu par Ahmed Abdallah Sambi lors de l'élection du président fédéral de l'Union des Comores de 2006.
   
Moussa Toybou, ingénieur des travaux publics, est peu connu sur la scène politique et bénéficie du soutien du président de l'Union des Comores, M. Sambi.
   
Les deux candidats ont tenté lors de la campagne du second tour de mobiliser des Anjouanais préoccupés par l'érosion de leur pouvoir d'achat et la pénurie de carburants.
   
"Selon les informations en notre possession, le taux de participation devrait être supérieur à celui du premier tour", a indiqué à l'AFP Kamal Ali Yahoudha, responsable de l'information et de la sensibilisation pour cette élection.
   
"J'ai dû attendre 30 mn avant d'accéder au bureau de vote dans une file qui commençait à se former. Au premier tour, il n'y avait pas de queue du tout", a pour sa part rapporté un chauffeur de taxi à Mutsamudu, Seidine Ali Mohamed.
   
Selon plusieurs témoins joints à des endroits différents de l'île, la sécurité de cette élection, supervisée par une mission de sécurité de l'Union africaine avec l'armée comorienne, a été renforcée.
   
Aucun véhicule ne pouvait circuler dans l'île sans autorisation spéciale délivrée par la commission électorale afin de prévenir toute tentative de fraude.
   
Mais des partisans des deux camps se sont mutuellement accusés d'acheter des voix.
   
"Les gens de Moussa Toybou distribuent des vivres contre des voix", a affirmé Antoy Abdou, un des soutiens de Mohamed Djaanfari.
   
"Je me demande quand les responsables politiques vont mettre un terme à l'achat de voix. Ce que je vois ici à Ouani, c'est que les hommes de Mohamed Djaanfari achètent des voix à 5.000 francs comoriens l'unité (10 euros)", a déploré Bastoine Soulaimana, ex-candidat éliminé au premier tour et qui s'est rallié à Moussa Toybou.
   
Les résultats provisoires de cette élections sont attendus lundi dans la journée. La Cour constitutionnelle disposera alors de 72 heures pour proclamer les résultats définitifs.
   
Cette élection est censée sortir de la crise la plus pauvre et la plus peuplée des trois îles de l'archipel des Comores.
   
Ce scrutin est également un test pour faire rentrer définitivement Anjouan dans le giron des institutions de l'Union des Comores.
   
En 1997, Anjouan avait fait sécession. Le colonel Bacar avait ensuite pris le pouvoir par un coup d'Etat en septembre 2001, puis avait été élu président en 2002. En décembre 2001, les trois îles avaient voté la création de l'Union des Comores. Et Anjouan avait réintégré l'Union.
   
Mais en juin 2007, la réélection de M. Bacar avait été jugée illégale par l'Union et l'UA, conduisant à son renversement par une opération de l'armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l'UA. Mohamed Bacar est actuellement assigné à résidence sur l'île française de la Réunion.
 

Commentaires

une experience en vaut une autre

cette mission de l'union africaine pour la restauration de la democratie aux comores ,une fois sa mission fini a anjouan doit etre redeployer sur le zimbabwe.en afrique nos dirigeant non pas de memoire.le candidat bacar avait fait fi a l'opinion internationale le mois de mars 2007 en s'autoproclamant president lors d'une mascarade d'election a anjouan tot en defiant et l'union des comores et l'union africaine ainsi que totes les instances internationales.l'histoire nous apprendra que cette organe de l'union africaine qui a mene l'opperation democratie aux comores continuerait a mener d'atres operations de restauration des droits des libertes des peuples la ou le besoin existe au cas echeant comme le zimbabwe.il ne faut pas avoir peur d'appeller un chat un chat et un dictateur ,un dictateur

UA

Nous, qui vivons à Anjouan, ne sommes pas dupes du fait que sans les soldats dépechés par l'UA nombre de personnes embastillés à la prison de Koki auraient subis sévices et tortures. Sans parler du bain de sang évité durant l'intervention de libération de l'ile, grace à la présence de ces soldats. Si des personnes ont des griefs contre la présence des soldats de l'UA à Anjouan, de grace, que ceux-ci soient exposés de façon claire et précise. Quant aux plages et boites de nuit, cela dénote d'une telle méconnaissance de ce qui se passe réellement à Anjouan que le message Election à Anjouan est tout simplement pas crédible.

Election à Anjouan

Les Anjouanais ne sont pas dupes.Que l'UA aille à Hararé voir ce qui se passe la-bàs.Les militaires africains doivent soit aller au zimbabwe soit au Darfour.A anjouan,ils sont tous en vacances sur les plages et dans les boîtes de nuit.

Elections à Anjouan

Et que dit l'Union africaine de l'élection de Mugabe au Zimbabwe?Que dit-elle de Museveni,El bachir, Paul kagamé,Meles zenawi,Muyi kibaki,oufuerki ,Kabila et Mubarak?cessons les mensonges et les stigmatisations des inocents.Les Comores n'avaient pas besoin d'une intervention militaire.Elle a besoin de carburant,de vivres et d'un soutien pour l'épanouissement de son université.

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