Lundi 01 décembre 2008

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Dix-sept blessés dans une démonstration de tirs à Carcassonne

Lundi 30 juin 2008

Dix-sept personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, lors d'une démonstration d'opérations d'assaut dans une caserne de Carcassonne. Nicolas Sarkozy a prévu de se rendre au chevet des victimes.

Lundi 30 juin 2008

Le président Nicolas Sarkozy se rendra lundi matin au chevet des victimes du drame survenu dimanche au 3ème Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine de Carcassonne, a annoncé l'Elysée dans la nuit de dimanche à lundi.

Dix-sept personnes, quinze civils et deux militaires, ont été blessées, dont quatre grièvement, lorsqu'un militaire a ouvert le feu à balles réelles pour une raison inexpliquée lors d'une journée portes ouvertes dans une caserne de Carcassonne. Cinq enfants figurent parmi les blessés, a indiqué la préfecture de l'Aude. Le préfet de l'Aude, Bernard Lemaire, a précisé qu'un enfant figurait parmi deux blessés dont le pronostic vital est engagé.

L'état des personnes blessées semble "en voie d'amélioration", a déclaré à l'AFP le responsable des secours sur place, le docteur Gilles Hulard, du Samu-Smur de Carcassonne qui a précisé que les blessures avaient été causées par balles ou éclats de balles, notamment aux membres et aux articulations.

"Le plus gravement touché est un adulte atteint au thorax. Il est en cours d'intervention actuellement", a-t-il poursuivi.

"D'après nos confrères des CHU (où ont été hospitalisés les blessés), les patients les plus graves ont été stabilisés, y compris l'enfant de trois ans, très gravement blessé, et qui semble aller vers une voie d'amélioration", a ajouté Gilles Hulard.

L'auteur des coups de feu, un sergent du 3e RPIMa, a été placé en garde à vue.

Le ministre de la Défense Hervé Morin, arrivé dimanche soir à Carcassonne a estimé qu'il y avait "eu un dysfonctionnement", après avoir rendu visite à des victimes à l'hôpital. "Il s'agit de militaires expérimentés faisant partie de l'élite de l'armée de Terre. (...) j'entends bien faire en sorte que l'ensemble des conséquences de ce dysfonctionnement soient tirées", a-t-il dit. "Nous en tirerons toutes les conséquences et saurons en trouver toutes les responsabilités", a-t-il affirmé.

"Le drame a eu lieu sur une sorte de rectangle, recouvert de gravier, tout de suite à l'entrée de la caserne, à gauche de la porte d'entrée", selon des témoignages recueillis sur place par l'AFP.

Il s'est produit lors d'une démonstration de libération d'otages du Groupe de commandos parachutistes (GCP) du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa).

"La question qui se pose est +est-ce-que le militaire a fait un geste criminel ou pas?+. Pour l'instant, personne ne peut y répondre", a précisé le préfet.

Selon une source de la direction de la gendarmerie nationale, "des armes ont été saisies et mises sous scellé, et les auditions de plusieurs personnes ont débuté". "Toutes les hypothèses sont envisagées", a ajouté cette source.

Les blessés ont été transférés vers des hôpitaux à Carcassonne, Narbonne, Perpignan et Toulouse et le Plan rouge a été déclenché, a indiqué la cellule de crise à la préfecture de l'Aude.

Cinq hélicoptères, onze véhicules de soins des sapeurs pompiers et deux ambulances du Smur ont été mobilisés.

Le drame s'est produit peu avant 18h00 alors que se tenaient les Journées portes ouvertes, organisées samedi et dimanche à Carcassonne.

Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il attendait "au plus tôt le résultat des enquêtes déjà diligentées pour en tirer les conséquences qui seront exemplaires".

Il a assuré les familles de "toute sa sollicitude", indiquant qu'il "partage(ait) avec elles leur douleur à l'occasion de ce drame. Mes premières pensées vont aux victimes. Tout sera mis en oeuvre pour les soigner".

La brigade de recherches de Carcassonne, qui a reçu le renfort de la section de recherches de Montpellier, a été dépêchée sur place.

Le Premier ministre François Fillon a demandé "à la justice de faire toute la lumière sur les raisons pour lesquelles des tirs à balles réelles se sont produits lors d'une journée de démonstration au grand public des activités de cette base."

Le 3e Régiment parachutiste de marine (RPIMa) compte quelque 2.000 hommes.
 


 

  • 01/07/2008 13:20:32 Signaler un abus

    soyons sereins

    j'ai été militaire durant plus de quinze années au cours desquelles j'ai participé à de miltiples interventions. tous les soldats des RPIMa méritent d'être respectés. certes, il reste des questions concernant l'echange de munitions, l'absence de bouchob de tir à blanc(dont d'ailleurs aucun journaliste que j'ai entendu jusqu'ici n'a encore parlé). mais en effet, cet acte volontaire ou pas n'est que celui d'une personne qui ne justifie nullement la mise au banc des accusés de l'ensemble de l'armée française. cela est autant inadmissible que de dire que tous les jeunes des banlieues sont des voyoux bruleurs de voiture. arretons donc de nous poser en juges nous qui majoritairement commetons chaque jour des actes criminels en roulant un petit peu trop vite, en buvant parfois un peu trop. lorsqu'un chauffard écrase plusieurs personnes, on n'accuse pas l'ensemble des automobilistes.
    laissons la justice donner son verdict, et s'il n'est pas clair alors ce jour là il faudra utiliser cette énergie aujourd'hui gaspillée à crier au vrai scandale

  • 30/06/2008 20:29:56 Signaler un abus

    Pas fait gaffe ? pas vrai ! voilà pourquoi :

    Comment ne pas faire attention que l'on a mis des balles ordinaire ?
    A balles factices, on doit mettre un BTB (bouchon tir à blanc) pour que la pression permette de faire revenir la culasse du FAMAS .
    Ceci étant, comment avec ce BOUCHON peut on tirer plusieurs balles ?
    Un seul tir rendrait inutilisable le fusil.
    S'il n'a pas mis de bouchon, c'est qu'il savait qu'il avait des balles ordinaires.
    A balles factices, impossible d'en tirer plusieurs sans le bouchon, la culasse finit par s'immobiliser.
    Voilà pour le premier point.

    Ensuite, lors d'une représentation (je sais de quoi je parle), vise t'on les ennemis , ou le public ?
    Et puis au fait, qui est assez idiot pour ne pas reconnaitre une balle à blanc (écrasée au dessus) et une balle ordinaire (Projectile très très visible).
    Si l'armé a réellement des gens comme ça, on n' a pas gagné la guerre alors !

    Un seul mot : MENSONGE
    Je ne condamne personne mas faut arrêter là !
    Arrêtons un peu de dire : euh je ne savais pas !!!

    Seb

  • 30/06/2008 08:04:41 Signaler un abus

    Une fois n`est pas coutume!

    Juste une inattention ou une distraction de quelques secondes peut entrainer des effets imesurables. Ce genre d`accident pour une Armee du 22 eme siecle, si vous me permettez le terme, arrive rarement, et ne devrait meme pas. Cependant, cela est arrive. Moi je pense que cet acte ne devrait pas etre condamne comme un crime premedite.

  • 30/06/2008 07:06:48 Signaler un abus

    hm...

    ...Ou peut etre que quelqu'un avait des comptes à régler avec le tireur...

    Pas forcément un complot mais plus une vengeance personnel.
    ça serait trés étonnant, mais pas impossible.
    Genre, jte change tes munitions et maintenant vas faire ta démo... Vas... GNIARKGNIARKGNIARK.

  • 30/06/2008 04:05:17 Signaler un abus

    alors si c'est ca c'est encore plus grave!

    "certains militaires possèdent avec eux ce genre de munitions.mélange dans les portes...." comment pourraient-ils melanger dans leurs reserves personelles de munitions des balles a blancs et des balles reelles?? si c'est vraiment le cas, alors ca semble necesiter une prevention toute particuliere ....

  • 30/06/2008 03:29:47 Signaler un abus

    On doit condamner un individu, pas le corps entier.

    C'est un cas rare et c'est pour cela que ça choque. C'est devenu un cas rare: l'armée est devenue professionnelle et de ce fait on a vu ce genre d'incident disparaître.

    Mais aucun métier demandant le port d'arme n'est à l'abri d'un déséquilibré, comme dans tout milieu on en trouve. Et contrairement à d'autre je ne juge pas le corps d'armée.

    Mon père m'avait raconté comment à l'armée s'était organisée quand il y avait les appelés et quand il y avait des civils appelés, c'était encore pire: il y avait dans les centres de tirs des sous-officiers avec l'arme à la main, prêt à ouvrir le feu sur le premier fou qui retournerait son arme...

    C'est consternant mais ça arrive. Ce n'est pas une raison pour faire des mauvaises blagues sur des réductions d'effectifs. Les mêmes qui font ces sarcasmes diront le contraire dans les 20 prochaines années, la paix n'est pas éternelle et l'armée forte en nombre sera toujours nécessaire.

    Alors cet incident est malheureux mais ne doit en aucun cas trouver d'autre responsable que le tireur.

  • 29/06/2008 22:47:37 Signaler un abus

    ils ont mal compris,les militaires

    ils faut faire les reductions des efectives dans les rang des militaires pas dans les rang des civiles,nos GI-s se americanise.

  • 29/06/2008 22:24:04 Signaler un abus

    ce n'est peut-être qu'un accident

    tout le monde sait que dans le milieu militaire et qui plus est dans une unité comme au 3°rpima , les gars possèdent toujours avec eux des munitions de type BO ;en effet il n'est pas rare qu'au retour de mission certains militaires possèdent avec eux ce genre de munitions.mélange dans les portes-chargeurs entre munitions d'exercices et munitions réelles.voilà une hypothèse possible.

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