Vendredi 22 août 2008

CAMBODGE - JUSTICE

Un ancien ministre des Khmers rouges fait appel

Lundi 30 juin 2008

Poursuivi pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité", Ieng Sary, ancien ministre des Affaires étrangères des Khmers rouges, a fait appel de sa détention à Phnom Penh devant le tribunal parrainé par l'ONU.

Lundi 30 juin 2008

L'ancien ministre des Affaires étrangères des Khmers rouges, Ieng Sary, poursuivi pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" a fait appel de sa détention lundi à Phnom Penh devant le tribunal parrainé par l'ONU.

Agé de 82 ans, l'ancien dirigeant du régime communiste des Khmers rouges (1975-1979) dont le procès pourrait débuter d'ici an, est arrivé au tribunal aidé d'une canne.

L'homme, souffrant de problèmes cardiaques, a peu parlé durant cette audience publique à laquelle assistaient quelque 300 Cambodgiens. Aux juges qui l'interrogeaient, il a simplement notifié sa condition de "retraité".

Ses avocats ont mis en avant les problèmes de santé de leur client pour demander sa libération. Ils ont plaidé pour une mesure d'assignement à résidence jusqu'à la tenue du procès.

Ieng Sary a été hospitalisé à plusieurs reprises depuis son arrestation avec son épouse -- l'ex-ministre des Affaires sociales des Khmers rouges Ieng Thirith -- en novembre 2007 à Phnom Penh.

"Ieng Sary a fait l'objet d'examens par les médecins. Rien ne prouve que sa santé ne lui permet pas de participer aux audiences", a estimé le coprocureur Yet Chakriya.

"J'aimerais que Ieng Sary dise la vérité", a espéré Heng Sruy, 57 ans, qui a fait le trajet depuis la province de Kampot (sud-ouest) pour assister à l'audience. "J'ai perdu beaucoup de proches sous le régime des Khmers rouges. Je ne sais plus combien, mais beaucoup".

Ieng Sary avait fait l'objet d'une condamnation à mort par contumace pour génocide en 1979 après l'invasion vietnamienne, mais avait été grâcié en 1996 par le roi après avoir abandonné les Khmers rouges redevenus rebelles.

Quelque deux millions de personnes ont trouvé la mort sous le régime des Khmers rouges, qui a fait régner la terreur entre 1975 et 1979 au Cambodge, vidant les villes au profit des campagnes, épuisant la population par le travail forcé et éliminant systématiquement tout opposant potentiel.

Cinq anciens responsables, dont "Douch", 65 ans, qui a dirigé le centre de torture de Tuol Sleng, ont été arrêtés et inculpés de "crimes contre l'humanité".

De nombreux Cambodgiens redoutent que des suspects décèdent en détention, sans que justice ne soit rendue.

Pol Pot, numéro un des Khmers rouges, est mort en 1998.
 


  • 30/06/200811:18:09

    Ben voyons!!

    Alors, c'est toujours comme ça: des criminels de guerre ou des dictateurs qui ont des problèmes de santé. Les pauvres!!! Je me demande si ils ont été aussi attentionnés avec leur victimes qui on este torturées de manières atroces et inhumaines. Faut-il avoir pitié de monstres pareils?? De plus. la plupart vivent des jours heureux pendant plusieurs années avant d'être condamnes.

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      "Il avait l'air très mal en point" - C. Payen, correspondant en Thaïlande.


 

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