Le Président de l’OPEP a fait frissonner les bourses en annonçant que l’or noir allait monter à 150 dollars voire 170 dollars le baril à la fin de l’été. Le cours du pétrole a dépassé la barre fatidique des 140 dollars. En cas de conflit avec l’Iran, le baril pourrait flamber jusqu’à 400 dollars…
Une façon de rappeler aux pays consommateurs qu’il faut repenser l’ensemble du système d’approvisionnement. "Pas de panique !", dit le patron de l’Opep, selon lequel il y a encore du pétrole pour cinquante ans. Chakib Khelil affirme même qu’il arrivera au pétrole ce qui est arrivé au charbon : on en produira et on en consommera moins, mais on le fera beaucoup mieux, avec moins de pollution. Alors, vive le pétrole cher ?
Cela oblige en tous cas la planète à fonctionner différemment, à réduire sa consommation, à inventer des énergies nouvelles. Et pour les pêcheurs, les camionneurs et autres victimes de la flambée du prix, il faut bien sûr trouver des modes de compensation : "On va pas se laisser crever sans rien faire", lâche un petit patron exaspéré…
Mais Angela Merkel a bien raison de refuser à Nicolas Sarkozy une baisse de la TVA sur l’essence. A court terme, cela ferait baisser la facture de l’essence et du gasoil. A long terme, les producteurs de pétrole admettent que cela ne changerait rien. Il est plus important sans doute d’obliger la Chine et l’Inde à réduire leurs subventions aux entreprises qui font grimper les cours tant leur demande est immense.






Commentaires (1)
Qui est coupable?
Bravo pour cet entretien qui montre que France 24 peut le temps d'un Talk de Paris faire office de bourse internationale. Il est grand temps de paniquer. Mais le problème reste de trouver le problème. Qui est responsable de cette flambée?
Le dollar faible? La spéculation? Les entreprises de raffinage qui ne se donnent pas les moyens d'augmenter leur capacité de raffinage? L'Iran? Les Saoudiens qui semblent contrôler l'OPEP?
Monsieur Khelil a raison de souligner que la guerre entraîne une hausse des prix...C'est donc le rôle de l'ONU, ce grand machin, de maintenir la paix dans les pays qui en cas de conflit engendrent cette hausse...la route est longue...peut-être impossible, en attendant les énergies alternatives !