Police
Création d'un "FBI à la française"
Mardi 01 juillet 2008
Les mythiques renseignements généraux (RG) et Direction de la surveillance du territoire (DST) disparaissent pour laisser la place à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), un "FBI à la française" voulu par Nicolas Sarkozy.
Mardi 01 juillet 2008
Par AFP / Récit vidéo : L. DupontA dangers évoluant sans cesse, réponse policière nouvelle: depuis 00H00 mardi, la Direction centrale du renseignement intérieure (DCRI) a fondu en un seul service la DST et les RG, ce qui constitue une véritable "révolution culturelle" pour son premier patron, Bernard Squarcini.
Cette réforme imposée par Nicolas Sarkozy naît le jour-même où la France prend la présidence de l'Union européenne. Elle doit permettre, explique à l'AFP Bernard Squarcini, de "mieux faire face", grâce à la culture d'"anticipation" souhaitée par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, à des menaces multiformes, se jouant des frontières d'un monde ouvert.
Pour lui, le défi n'est pas que national. Il transcende les Etats, cette "révolution culturelle est observée de très près par les autres services européens".
Fort de quelque 3.000 personnes, ce "service du renseignement unique" devient "le seul service de renseignement spécialisé du ministère de l'Intérieur", relève-t-il.
Service de "renseignement civil", il agira en "relation étroite avec les autres partenaires, tels le réseau du Quai d'Orsay (Affaires étrangères), la DGSE ou la DRM" (Défense), puisque la "menace ne connaît plus de frontières", souligne celui qu'on surnomme "le Squale" ou plus simplement "Squarc" dans le milieu policier.
Parfois "ciblée" comme dans "la zone Pakistan-Afghanistan", la menace est aussi évolutive, comme "au sud du Maghreb, zone à la fois de djihad, logistique et de repli", souligne Bernard Squarcini, pour qui la DCRI "doit être capable d'anticiper et de gérer tout ce qui peut arriver sur le territoire national".
Ses effectifs s'occuperont ainsi de "contre-espionnage, contre-terrorisme, protection du patrimoine/intelligence économique, mouvements subversifs violents et phénomènes de société précurseurs de menaces".
La fusion ST-RG, "réunissant deux cultures", doit permettre, assure-t-il, d' "allier avec souplesse et réactivité le fonctionnement protégé de la première (milieu fermé, activité judiciaire) au maillage territorial des seconds".
"Détachée de l'événementiel au bénéfice d'un travail d'initiative, sur des dossiers de fond", la DCRI bénéficiera d'un "support technique opérationnel" sur lequel "Squarc" n'est guère disert.
Pour lui, "le renseignement, c'est comme la pêche au chalut: on ramasse, on trie, on traite", aussi bien depuis des "sources humaines que technologiques, avec vérifications opérationnelles et analyses".
Sans oublier un "grand pôle de liaisons internationales avec quelque 180 services étrangers d'une centaine de pays".
Concrètement, la DCRI est organisée par "zones de défense, régions administratives, départements", y compris "dans chacun de ceux de petite et grande couronnes" parisiennes, insiste Bernard Squarcini.
Ce "côté spécialiste" bénéficiera de la "culture RG" dont les anciens éléments non intégrés à la DCRI iront dans les SDIG (services départementaux d'information générale), le "côté généraliste".
Au sein de la Direction centrale de la Sécurité publique, les SDIG auront en charge prévisions d'ordre public, suivi des quartiers, violences urbaines, économie souterraine, mouvements sectaires.
Et, "bien sûr, tout ce qui est susceptible de constituer une menace concrète à l'encontre des intérêts de la Nation devra nous revenir", souligne Bernard Squarcini, avec en tête de remplir son "chalut".
Pour aller plus loin


01/07/2008 20:47:54 Signaler un abus
sarkobushisme
Par malik -
et Guantanamo, ont l'installe ou? corse,martinique,mayotte