Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Proche-Orient : Hébron, symbole d’une paix qui semble impossible

En savoir plus

SUR LE NET

Sony et Kim Jong-Un critiqués sur la Toile

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les temps forts musicaux de l'année 2014

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

L'art de la bûche

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Gastronomie, la nouvelle cuisine des affaires étrangères

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Deuxième tour de l'élection présidentielle en Grèce

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Présidentielle tunisienne : le face à face Essebsi - Marzouki

En savoir plus

SUR LE NET

Le rapprochement avec Cuba divise la Toile américaine

En savoir plus

SUR LE NET

Noël : les jouets connectés au pied du sapin

En savoir plus

Israël veut raser les maisons des auteurs d'attentats

Dernière modification : 04/07/2008

Après l'attentat meurtrier perpétré au moyen d'une pelleteuse contre un bus à Jérusalem, Ehoud Olmert, chef du gouvernement israélien, a menacé de durcir la répression en détruisant les maisons des auteurs de tels actes.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a menacé jeudi, au lendemain d'un attentat meurtrier à Jérusalem, de durcir les mesures contre les Palestiniens résidents de Jérusalem auteurs d'attentats, et notamment de détruire leurs maisons.
   
"S'il faut détruire des maisons, nous détruirons des maisons, s'il faut supprimer des aides sociales, nous supprimerons des aides sociales", a martelé M. Olmert lors d'une intervention à la conférence économique de Césarée, qui se déroule à Eilat, sur la mer Rouge.
   
"Comme l'attaque perpétrée dans une yeshiva (en mars, qui avait fait huit morts), le terroriste venait de l'intérieur d'Israël (...) ce n'est pas comme les attentats perpétrés par des Palestiniens qui parviennent à franchir le mur de sécurité (...) Nous ne pensions pas que nous aurions à nous soucier de la population qui se trouve de notre côté du mur", a-t-il dit.
   
Quelque 250.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-est occupée et annexée par Israël en 1967. Ils disposent de pièces d'identité de résidents israéliens et bénéficient de de diverses facilités (liberté de circuler en Israël, allocations familiales, caisse maladie), mais ne sont pas citoyens israéliens.
   
Différents responsables examinaient jeudi la possibilité de raser la maison d'un Palestinien de Jérusalem-est auteur d'un attentat la veille au centre-ville qui a tué trois civils israéliens avant d'être abattu.
   
Le principe d'une généralisation d'une telle sanction était discuté par le procureur général de l'Etat et les responsables politiques et militaires concernés, à la suite d'une requête du gouvernement dans la foulée de l'attentat.
   
"Suite à une requête du gouvernement, le procureur général de l'Etat, Menahem Mazouz, examinait jeudi les problèmes légaux que poseraient les destructions de maisons à Jérusalem-est" conquis et annexé par Israël en 1967, a indiqué le porte-parole du ministère de la Justice Moshé Cohen.
   
Il a précisé que des recommandations seraient ensuite présentées au gouvernement.
   
En 2005, le général Moshé Yaalon, un ex-chef d'état-major, avait ordonné la fin de cette pratique, une commission d'enquête militaire ayant conclu qu'au lieu d'être dissuasive, elle poussait les Palestiniens à perpétrer des attentats.
   
L'auteur de l'attentat d'hier, Hossam Dwayyat, 30 ans et père de deux enfants, habitait à Sour Baher, un village situé à Jérusalem-est. Selon le commandant en chef de la police israélienne Doudi Cohen, il avait un casier judiciaire et a probablement agi "de façon isolée", car il n'était lié à aucune organisation palestinienne armée.
   
Obéissant aux ordres de la police israélienne, sa famille a démonté la tente de deuil qu'elle avait installée à Sour Baher, devant la maison de son oncle, qui a été arrêté, a constaté un journaliste de l'AFP.
   
Le ministre pour les Affaires sociales, Yitzhak Herzog, a d'ores et déjà supprimé les allocations octroyées à la famille de Dwayyat, a indiqué à l'AFP un de ses collaborateurs.
   
Les formations de l'opposition de droite tentent par ailleurs de promouvoir six textes de lois prévoyant de priver les familles de terroristes de leur citoyenneté israélienne et de leurs droits afférents.
   
Le 6 mars, un Palestinien de Jérusalem-est avait ouvert le feu contre un institut d'études talmudiques de la Ville sainte, tuant à bout portant huit de ses élèves.
   
Le numéro deux du cabinet, Haïm Ramon, a déclaré aux journalistes qu'"il serait juste que la maison du terroriste à la pelleteuse soit détruite, mais cela n'empêchera pas l'attentat suivant".
   
Pour Meir Margalit, porte-parole du Comité contre les destructions de maisons, cette mesure héritée des lois d'urgence du mandat britannique sur la Palestine constitue "une punition collective".

Première publication : 03/07/2008

COMMENTAIRE(S)