ZONE EURO - INFLATION
La BCE augmente ses taux face à l'inflation
Jeudi 03 juillet 2008
La Banque centrale européenne a annoncé ce jeudi un relèvement de son taux directeur d'un quart de point à 4,25 %. Cette hausse est destinée à contrer l'inflation dans la zone euro, au risque de pénaliser la croissance.
Jeudi 03 juillet 2008
Par AFP (texte) / M. Amellal (récit vidéo)Confrontée à une inflation record en zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de relever d'un quart de point à 4,25% son principal taux directeur, un geste délicat à un moment où l'économie s'essouffle.
A Londres, l'euro restait stable à 1,5880 dollar après cette décision largement attendue.
Le président de la BCE, le Français Jean-Claude Trichet, doit tenir une conférence de presse à partir de 12H30 GMT.
Il avait déjà annoncé la couleur il y a un mois, quand il avait évoqué la possibilité d'un tour de vis le 3 juillet pour juguler les dangers de surchauffe inflationniste.
Entre-temps, l'augmentation des prix à la consommation a atteint le seuil record de 4% sur un an en juin, selon un chiffre provisoire, essentiellement à cause du pétrole cher et de l'envolée des prix des aliments face auxquels la BCE est impuissante.
En remontant ses taux, elle veut toutefois éviter que ces tensions persistantes ne contaminent l'ensemble de l'économie et se muent en un dérapage durable des prix. Sa mission prioritaire consiste à garder les prix stables à moyen terme, à savoir légèrement en dessous de 2%.
La pertinence d'un tour de vis monétaire a été mise en cause par certains responsables politiques des pays membres de la zone euro, dont l'Espagne et la France.
"La hausse de taux souligne la détermination de la banque de faire baisser l'inflation, même en présence de preuves évidentes d'une croissance qui ralentit", a commenté Jennifer McKeown, analyste chez Capital Economics.
De nouvelles statistiques publiées jeudi illustrent la santé défaillante de la conjoncture.
L'indice composite PMI de la zone euro, qui synthétise l'activité des secteurs des services et manufacturiers, a été encore moins bon que prévu en juin, montrant les premières baisses d'activité depuis 5 ans.
Et si les ventes de détail ont rebondi en mai, faisant mieux que prévu avec une hausse de 1,2% sur un mois, cela ne compense pas les piètres performances des mois précédents et ne marque pas, selon des économistes, le début d'une relance de la consommation.
"Les temps sont très difficiles pour la BCE", car les taux d'inflation devraient dépasser les 4% dans le court terme, note de son côté Aurelio Maccario, économiste chez Unicredit.
Pour lui, la détérioration en cours de l'économie ne lui permettra sans doute pas d'aller plus loin dans le durcissement des taux. Les marchés et certains de ses confrères pensent autrement et misent sur un deuxième geste à l'automne.
D'autres banques centrales ont déjà resserré les vis du crédit pour combattre l'inflation. Jeudi, la Banque de Suède a relevé d'un quart de point de pourcentage son taux directeur pour le porter à 4,50% et n'a pas exclu de le relever à plusieurs reprises cette année.
La Russie et le Brésil avait aussi remonté le leur en juin.
Les deux taux de la BCE qui encadrent le taux de refinancement ou "refi" ont eux aussi été relevés d'un quart de point à 3,25% pour le plancher et 5,25% pour le plafond, a aussi annoncé une porte-parole de la BCE. Ces facilités sont peu utilisées par les banques.


03/07/2008 20:42:19 Signaler un abus
La BCE n'a pas les moyens de juguler les augmentations ?
Par Tunjaï
Apparemment la BCE n'a pas les moyens d'empêcher l'envolé des prix (Hydrocarbure et alimentation, loyer...). Quand on est capable d'injecter 280 milliards € en une semaine pour circonscrire le catastrophe des subprimes:
n'allez pas dire aux peuples européens que la BCE n'a pas les moyens d'empêcher l'envolé des prix, quand c'est elle-même qui les embrases.
Quand, elle se permet de biaiser les consommateurs, en baissant son taux directeur au plus bas, donc incite à la contraction des crédits à la consommations et immobiliers, ensuite augmente son taux successivement et rapidement pour les pièger.
Tant que cela continura à l'insu et en défaveur des peuples européens quel que soit le traité ou constitution européen le refus ne pourra qu'être légitime et légitimé.
A quand l'europe sociale, L'Europe des citoyens, l'Europe de la démocratie, L'Europe de l'harmonisation par le haut... A Quand.
Voici la Pologne qui jéte le pavé dans la mare, c'est plaisant voyons.
03/07/2008 13:32:58 Signaler un abus
NOSTRADAMUS A EU RAISON
Par NOSTRADAMUS
Je le redis une fois de plus, je suis certain que lorsqu'en 2007 J'annonçais une bourse à 4300, personne n'en a tenu compte, évidemment il fallait lire REAGIR de FRANCE 24. Et aujourd'hui celui qui avait raison sur la chute de la bourse : Nostradamus et FRANCE24 ne me démentira pas mes commentaires à M. Trichet.
03/07/2008 11:36:14 Signaler un abus
Invraisemblable
Par conda42
La BCE n'a de cesse de juguler la croissance, l'Europe est de moins en moins compétitive face au Dollar, encore moins face aux Chinois qui maîtrisent leur parité selon leur bon vouloir.
La BCE nous mène dans le mur.
Comment s'étonner que cette Europe devienne douteuse au point de rendre inappliquable le nouveau traité de Lisbonne ?
Sarkozy très pragmatique n'a de cesse de critiquer ça.
Il était seul contre tous, maintenant les Allemands s'y mettent, un peu tard mais c'est déjà ça. Ils auraient pu comprendre avant. Il aura eu raison une fois de plus.
L'inflation n'est pas le problème du jour, on en connaît l'origine et ça ne s'arrêtera pas de si tôt, les prix vont continuer à monter avant de se stabiliser par essoufflement.
Le combat n'est plus le même face à la puissance nouvelle des pays émergents.
Pendant ce temps, il faut bien qu'on continuer à vendre, travailler, produire mais comment faire si les taux ne cessent de monter?
La génération de Trichet n'a pour références que la précédente crise inflationniste des années 70/80, époques de plein emploi.
Il devient effectivement temps de virer Trichet et ses copains, comme il est temps de virer Mandelson et Lamy responsables à l'OMC d'une négociation désastreuse pour l'Europe, ce qu'ils reconnaissent eux même et c'est un comble, alors qu'ils se plaignent d'être bafoués par Sarko les pauvres chéris.
Heureusement, en 6 mois de Présidence Française, quelques coups de pieds dans la fourmillière vont éclaircir un peu tout ça.