Jeudi 04 décembre 2008

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Ingrid Betancourt en route vers sa "douce France"

Vendredi 04 juillet 2008

L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a quitté Bogota pour se rendre à Paris, accompagnée de plusieurs membres de sa famille. Elle sera accueillie par Nicolas Sarkozy.

Dossier   Ingrid Betancourt libérée

Vendredi 04 juillet 2008

Retrouvez "La libération d'Ingrid Betancourt, vue de Bogota", sur le site des Observateurs.
 
Analyses, portraits, reportages : retrouvez également notre dossier spécial sur Ingrid Betancourt, otage des FARC.


Quarante-huit heures après sa libération par un commando de l'armée colombienne, l'ex-otage est repartie avec sa famille dans la soirée de jeudi pour Paris.

Ingrid Betancourt est attendue vendredi après-midi à l'aéroport de Villacoublay, où elle doit être accueillie par le président français Nicolas Sarkozy. Elle devrait également se rendre sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour retirer son portrait affiché depuis plusieurs mois. La semaine prochaine, elle devrait rencontrer le pape Benoît XVI au Vatican.
   
"J'ai hâte d'être en France, j'ai hâte d'être chez moi", a-t-elle confié. "C'est une histoire incroyable avec une fin heureuse", et "je veux venir en France pour remercier tous les Français et partager ce moment de bonheur avec eux (...). Je suis dans un état second, merveilleux, c'est un miracle".

Elle a également indiqué qu'elle irait "embrasser le président (Jacques) Chirac et mon ami de toujours, (l'ancien Premier ministre) Dominique de Villepin, qui s'est battu pour les otages, pour nous tous". Et de poursuivre : "Je veux embrasser le président (Nicolas) Sarkozy pour lui dire que je l'admire et que je lui dois le fait d'être là aujourd'hui".
   
"Toute notre famille a tant attendu ce moment"

Un peu plus tôt, elle a retrouvé sa famille jeudi après plus de six ans de captivité. Les enfants de l’ancienne otage des FARC, Mélanie et Lorenzo Delloye, sont arrivés à Bogota avec la sœur d’Ingrid Betancourt, son ex-mari et le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

"Mélanie est une jeune femme et Lorenzo un jeune homme", a confié Ingrid Betancourt à des journalistes alors qu’elle accueillait ses enfants.

Pour Lorenzo Delloye, la libération de sa mère est une victoire. "Quand j’ai entendu pour la première fois la nouvelle, je me suis rendu compte que j’allais enfin retrouver ma mère et que nous avions gagné. Nous allons continuer à nous battre pour la libération des autres otages des FARC", a-t-il ajouté. "Toute notre famille a tant attendu ce moment et je suis étonné de voir qu’Ingrid est la même femme qu’auparavant - une femme très forte."

Betancourt a appelé le dirigeant vénézuélien Hugo Chavez et le président équatorien Rafael Correa à resserrer les liens avec le président colombien et a demandé aux autres pays de la région de réagir afin de libérer les autres otages.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a remercié le président colombien Uribe et tous ceux qui ont contribué à la libération d’Ingrid Betancourt et des 14 autres otages. "C’est un miracle de voir Ingrid avec nous, mais je ne peux pas m’empêcher de penser aux autres otages, toujours retenus par les FARC. Nous avons là une famille très forte, ils doivent désormais aider à la libération des autres otages", a-t-il déclaré à des journalistes présents à Bogota.

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a de son côté précisé que la France n’avait pas participé à l’opération militaire colombienne qui a conduit à leur libération. "Dans cette opération en particulier, les Français ne sont pas intervenus", a déclaré Claude Guéant au cours d’une interview diffusée sur la chaîne de télévision France 3. "Nous avons appris l’issue de cette mission quinze minutes avant que les premières agences de presse colombiennes ne les rapportent."      
 
Ingrid Betancourt enfin libre


Ingrid Betancourt a été libérée mercredi aux côtés de 14 autres otages - 3 Américains et 11 Colombiens - au cours d'une opération militaire colombienne. La politicienne franco-colombienne Ingrid Betancourt est arrivée à l’aéroport de Bogota, où elle a été accueillie par sa mère et a procédé à une assez longue déclaration. Elle est apparue en bonne santé, souriante.
 
"Je voudrais remercier Dieu et tous ceux qui ont pensé à moi, qui m’ont gardée dans leur cœur, qui m’ont accompagnée. A tous les Colombiens, les Français qui nous ont accompagnés partout dans leur cœur", a affirmé la Franco-Colombienne. "J’ai beaucoup prié, j’ai beaucoup pensé à ce moment. ", a-t-elle ajouté sur le tarmac de la base militaire de Catam, à Bogota. "L’opération de l’armée de mon pays, de l’armée colombienne a été absolument parfaite", a-t-elle ajouté en français.
 
Elle s'est également adressée à la France, en français : "Merci à ma douce France", a-t-elle dit, "merci de m'avoir accompagnée toutes ces années".

Elle a  tenu à remercier le président Nicolas Sarkozy  "qui a lutté pour moi avec ma famille, mes enfants, ma maman et ma soeur", mais aussi le président Jacques Chirac "qui nous a tendu la main dans les moments où lutter pour les otages en Colombie était politiquement inconvenant".

Le président Alvaro Uribe a salué, de son côté, le "travail magnifique des militaires" colombiens. "Sans qu'une goutte de sang n'ait été versée, sans qu'une seule balle n'ait été tirée, il y a 15 otages libérés, Ingrid Betancourt, les trois citoyens nord-américains et onze autres compatriotes", a-t-il rappelé. Il ne manque pas de mettre en avant le succès de cette "opération d'intelligence comparable aux plus grandes épopées épiques de l'histoire de l'humanité".

A Paris, le président français Nicolas Sarkozy, accompagné des enfants et de la sœur d’Ingrid Betancourt, Astrid, a remercié "le président Uribe, le pouvoir colombien et l’armée pour cette opération couronnée de succès."

Les trois otages américains ont atterri jeudi à San Antonio, au Texas. Marc Gonsalves, Keith Stansell et Thomas Howes, tous mercenaires, ont été capturés en 2003 après le crash de leur appareil au cours d’une mission de reconnaissance destinée à la lutte contre les narcotrafiquants dans la jungle.  
 
Une longue et méticuleuse opération militaire
 
Les forces armées colombiennes ont monté une audacieuse opération, nom de code "Check", qui impliquait l’infiltration du "premier cercle" des FARC, ont expliqué les autorités colombiennes. Au moyen d'agents infiltrés, l’armée aurait fait parvenir un faux ordre d'Alfonso Cano, le chef des FARC, aux geôliers des otages. Il aurait obtenu, de cette façon, que les otages soient réunis par leurs geôliers et transférés sur un site du sud du pays.
 
"Puis un hélicoptère civil, qui en réalité appartenait à l'armée nationale et avait à son bord des membres des services secrets, a libéré les otages dans le lieu de regroupement à proximité du département du Guaviare", a précisé le ministre de la Défense colombien.
 
Les geôliers ont immédiatement été "neutralisés et les otages sont actuellement libres", a annoncé le ministre de la Défense colombien, Juan Manuel Santos.

La Franco-Colombienne, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des FARC depuis six ans. Elle a été enlevée le 23 février 2002, en pleine campagne présidentielle alors qu’elle se rendait dans une zone extrêmement dangereuse, truffée de guérilleros.

Les guérilleros des FARC affaiblis

"La libération d’Ingrid Betancourt marque un nouvel épisode de la série noire que subissent les FARC", explique Pascal Drouhaud, spécialiste de la Colombie sur le plateau de FRANCE 24.

Depuis le début de l’année, les guérilleros montrent de plus en plus de signes de faiblesse.

Non seulement affaiblies par les offensives menées par les armées colombienne et américaine, les FARC ont perdu trois des sept membres de leur état-major au mois de mars, dont leur chef historique Manuel Marulanda.

Ces derniers mois, la guérilla a également dû faire face à une véritable hémorragie interne. Depuis le début de l’année, 1300 guérilleros ont déserté, parmi lesquels une de ses dirigeantes emblématiques, Nelly Avina, dite "Karina". Fières de compter 16 000 guérilleros en 2002, les FARC ne seraient plus, en 2008, que la moitié, selon l’armée colombienne.
 

Envoyez vos réactions après la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt en cliquant ici.


 

  • 04/07/2008 16:20:41 Signaler un abus

    et alors

    ca ne reste qu'une personne sur 6 500 000 000 est ce la peine de nous mettre ca partout chaque seconde des dizaines de personne meurts d'une mort non naturelle c'est a dire meurtre,maladie,accident,famine... et on parle de ces quelques personnes pris en otages CECI N'EST PAS IMPORTANT DES GUERRES SONT A PREVOIR (iran georgie ....) mais ca ca ne vaut pas la peine d'etre remuer Elle est libre et alors ,ma vie va changer ? je vais gagner plus d'argent ? mes futurs enfants vivront mieux leur vie grace a cette liberation NON.

  • 04/07/2008 14:54:13 Signaler un abus

    Libération d'INGRID

    La libération d'INGRID est un bel exemple pour le peuple du monde, surtout ceux qui usent de violence doivent comprendre que la violence ne résoud aucun problème.
    Pour nous chrétien, cela nous édifie car nous devons savoir, malgré la souffarance de jamais deséspérer en DIEU, et surtout comprendre la place de la vierge Marie comme notre redemptrice auprès de son fils Jésus.
    INGRID, dans sa souffrance elle était atachée à la prière de chapelet.Voila un miracle se produit pour sa vie.

    Il est aussi un grand temps pour les Etats-unis de réfléchir comment ils doivent remettre la paix dans les dialogues entre le peuple d'IRAQ.
    Dépuis la ville de Kisangani en R.D.CONGO

  • 04/07/2008 11:08:02 Signaler un abus

    Française ou colombienne?

    je ne comprend rien!!

  • 04/07/2008 09:06:16 Signaler un abus

    Bravo

    Un grand bravo!

  • 04/07/2008 08:50:15 Signaler un abus

    Betancourt hors de la cour

    Heureuse issue pour Ingrid. Malheureusement les autorites Colombienne ont vite devoiles le plan de sauvetage qui etait sous-tendu par des infiltration au sein des FARCS. Ont ils penses un instant a la suspicion qui regnera desormais chez les guerilleros et qui rendront la vie plus en plus difficile aux restes des otages encore entre leurs mains? La France continuera t elle a s'investir pour le reste des otages au nom du droit humain? Ou bien juste le slogan " Ingrid libre vive Ingrid".

    Vidéo

    • SUR LE TERRAIN

      "Cette opération est un atout pour Uribe face à ses déboires judiciaires". Cyril Vannier, envoyé spécial en Colombie (04/07 - 11H00 GMT+2)

    • RELATIONS COLOMBIE-VENEZUELA

      Profil bas de Chavez (Récit : P.L. Viollat)

    • SUR LE TERRAIN

      "Le départ très rapide d'Ingrid de Colombie a surpris". Marie Eve Deteuf, correspondante à Bogota (04/07 - 08H00 GMT+2)

    • SUR LE TERRAIN

      "Ingrid Betancourt reviendra à Bogota le 20 juillet pour la marche en faveur des otages" - Marie Eve Deteuf, correspondante à Bogota, 04/07 (4H GMT+2)

    • SUR LE TERRAIN

      "Ingrid dit qu'elle décidera de son avenir politique avec ses enfants" - Cyril Vanier, envoyé spécial à Bogota 04/07

    • REACTION

      "C'est le moment le plus fort de notre vie pour mon frère Lorenzo et moi." Mélanie Delloye, fille d'Ingrid Betancourt à Bogota (03/07 16H GMT+2)

    • HISTORIQUE DES FARC

      Récit : Pauline Godard 03/07

    • Ingrid Betancourt : 6 ans de captivité

      Reportage


 

 

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