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Répliquant à Nicolas Sarkozy, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a déclaré dimanche que la lutte contre l'inflation par la hausse des taux d'intérêt correspondait au mandat de la BCE, à la volonté populaire et était "vitale" pour la croissance et l'emploi.
"J'ai dit que nous avions un mandat qui nous a été donné par les démocraties européennes, que ce mandat est la stabilité des prix", a-t-il dit aux journalistes après une intervention aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.
"La dernière enquête (publiée par la Commission européenne-NDLR) montrait que la stabilité des prix était le souci de l'ensemble de nos concitoyens", a-t-il ajouté.
Il n'a pas nommé le président français Nicolas Sarkozy, qui a critiqué la hausse jeudi dernier de 4% à 4,25% du principal
taux directeur de la BCE, son niveau le plus élevé depuis septembre 2001.
Jean-Claude Trichet a préféré faire référence à l'approbation de cette mesure par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et par le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, un autre de ses détracteurs
habituels. "J'ai eu beaucoup de remarques positives", a dit Jean-Claude Trichet.
Le chef d'Etat français, qui n'a eu de cesse depuis son élection en 2007 de dénoncer les choix de la Banque centrale, s'était demandé publiquement samedi si cette politique de la BCE était "raisonnable", alors qu'aux Etats-Unis les taux sont à 2%.
Il avait dénoncé un "dumping monétaire qui met à genoux les entreprises européennes qui veulent exporter".
La hausse des taux renforce l'euro et renchérit donc les exportations des entreprises de la zone euro. Elle est aussi susceptible de freiner la croissance en renchérissant le coût du crédit pour les entreprises.
Interrogé sur les divergences de stratégie entre la BCE et la Fed américaine, Jean-Claude Trichet a répondu que chaque banque centrale prenait les décisions en fonction de son contexte particulier. La Fed a baissé plusieurs fois ses taux en raison de la crise financière liée aux "subprimes".
La stabilité des prix est définie par la BCE comme une inflation dans la zone euro maintenue en-dessous de 2%. Le rythme annuel de l'inflation dans la zone euro est actuellement de 4%, au plus haut depuis le lancement de la monnaie commune.
Pour Jean-Claude Trichet, lutter contre ce phénomène est prioritaire. "Il y a un consensus très large (...) que la stabilité des prix est une condition nécessaire de la croissance durable et de la création d'emploi durable", a-t-il conclu.
Jeudi, il avait déclaré qu'il n'avait pas d'a priori pour ses futures orientations de politique monétaire. Ces propos ont été interprétés par des analystes comme une annonce qu'il n'y aurait pas d'autres hausses de taux prochaines.
Mais Jean-Claude Trichet a précisé à Aix qu'il n'avait "pas d'autre message" que celui où il a déclaré que la BCE aviserait lors des prochaines échéances.


























Commentaires (3)
Jean-Claude TRICHET, grand défenseur du secteur public !
Après le fameux "franc fort" de la Banque de France que Jacques CHIRAC et son ami Jean-Claude TRICHET affectionnaient tant avec les résultats que l'on sait et que la France paie cher aujourd'hui (coût du travail élevé et déficits publics insoutenables par la multiplication des fonctionnaires et les gaspillages incontrôlés de l'état), Jean-Claude TRICHET, grand fonctionnaire modèle (puisque énarque comme son ami), est en train de faire le même cadeau empoisonné à l'Europe entière dans le seul but qu'il n'avouera pas : par des taux élevés, il permet aux capitaux du monde entier d'acquérir des obligations européennes intéressantes, favorisant évidemment le berceau de sa pensée unique qui est le secteur public dont il fait partie. Peu importe d'appauvrir 500 millions d'habitants, pourvu que l'esprit "fonctionnaire"(lutte sans merci contre le secteur privé) l'emporte ! (les fonctionnaires du bas de l'échelle qui deviendront trop nombreux, n'en seront pas augmentés pour autant). Avec ce bonhomme là, l'Europe n'est pas prête de sortir de l'ornière et la France encore moins !
M. J C TRICHET
D’une manière ou d’une autre la croissance va ralentir. Pas besoin d’être un expert pour connaître le résultat des magouilles financières de la BCE. Mais si la croissance ralenti c’est toujours de la faute à, ou à cause de… mais surement pas de la faute à Voltaire.
M. J C TRICHET
D’une manière ou d’une autre la croissance va ralentir. Pas besoin d’être un expert pour connaître le résultat des magouilles financières de la BCE. Mais si la croissance ralenti c’est toujours de la faute à, ou à cause de… mais surement pas de la faute à Voltaire.
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