Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

6 policiers poursuivis pour homicide involontaire: les habitants de Baltimore exultent

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Viols présumés en Centrafrique : A la rencontre de l'homme qui a recueilli les témoignages

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Viols présumés en Centrafrique : des zones d'ombre dans l'affaire

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Séisme au Népal : l'aide humanitaire internationale pressée par le temps

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Centrafrique : des soldats français soupçonnés de viols sur des enfants

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Viols présumés en Centrafrique : une enquête s'est ouverte à Bangui

En savoir plus

FOCUS

Liban : la prison de Roumieh, un fief pour les jihadistes de l'EI

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"En France, les PME ont du mal à grandir"

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Le pain, une tradition française

En savoir plus

Trichet défend la politique de la Banque européenne

Dernière modification : 06/07/2008

Jean-Claude Trichet a répliqué à l'attaque de Nicolas Sarkozy sur la politique de la Banque centrale européenne. Le président de la BCE a déclaré lutter contre l'inflation et défendre la croissance.

Pour regarder l'émission de FRANCE 24 Face à Face "BCE : et la croissance ?", cliquez ici.



Répliquant à Nicolas Sarkozy, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a déclaré dimanche que la lutte contre l'inflation par la hausse des taux d'intérêt correspondait au mandat de la BCE, à la volonté populaire et était "vitale" pour la croissance et l'emploi. 

 "J'ai dit que nous avions un mandat qui nous a été donné par les démocraties européennes, que ce mandat est la stabilité des prix", a-t-il dit aux journalistes après une intervention aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence. 

"La dernière enquête (publiée par la Commission européenne-NDLR) montrait que la stabilité des prix était le souci de l'ensemble de nos concitoyens", a-t-il ajouté. 

Il n'a pas nommé le président français Nicolas Sarkozy, qui a critiqué la hausse jeudi dernier de 4% à 4,25% du principal
taux directeur de la BCE, son niveau le plus élevé depuis septembre 2001.
 
Jean-Claude Trichet a préféré faire référence à l'approbation de cette mesure par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et par le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, un autre de ses détracteurs
habituels. "J'ai eu beaucoup de remarques positives", a dit Jean-Claude Trichet.
 
Le chef d'Etat français, qui n'a eu de cesse depuis son élection en 2007 de dénoncer les choix de la Banque centrale, s'était demandé publiquement samedi si cette politique de la BCE était "raisonnable", alors qu'aux Etats-Unis les taux sont à 2%. 

Il avait dénoncé un "dumping monétaire qui met à genoux les entreprises européennes qui veulent exporter".
 
La hausse des taux renforce l'euro et renchérit donc les exportations des entreprises de la zone euro. Elle est aussi susceptible de freiner la croissance en renchérissant le coût du crédit pour les entreprises.
 
Interrogé sur les divergences de stratégie entre la BCE et la Fed américaine, Jean-Claude Trichet a répondu que chaque banque centrale prenait les décisions en fonction de son contexte particulier. La Fed a baissé plusieurs fois ses taux en raison de la crise financière liée aux "subprimes". 

La stabilité des prix est définie par la BCE comme une inflation dans la zone euro maintenue en-dessous de 2%. Le rythme annuel de l'inflation dans la zone euro est actuellement de 4%, au plus haut depuis le lancement de la monnaie commune.
 
Pour Jean-Claude Trichet, lutter contre ce phénomène est prioritaire. "Il y a un consensus très large (...) que la stabilité des prix est une condition nécessaire de la croissance durable et de la création d'emploi durable", a-t-il conclu.
 
Jeudi, il avait déclaré qu'il n'avait pas d'a priori pour ses futures orientations de politique monétaire. Ces propos ont été interprétés par des analystes comme une annonce qu'il n'y aurait pas d'autres hausses de taux prochaines. 

Mais Jean-Claude Trichet a précisé à Aix qu'il n'avait "pas d'autre message" que celui où il a déclaré que la BCE aviserait lors des prochaines échéances.

Première publication : 06/07/2008

COMMENTAIRE(S)