- États-Unis - Pologne - République tchèque
PRAGUE - La République tchèque et les Etats-Unis signeront mardi un traité relatif à l'installation d'une station radar antimissile sur le territoire tchèque malgré l'opposition que rencontre le projet dans le pays et en Russie.
Washington entend construire cette station radar au sud de Prague et installer dix missiles intercepteurs en Pologne dans le cadre d'un bouclier antimissile censé protéger les Etats-Unis et leurs alliés européens des menaces émanant d'"Etats parias" tels que l'Iran.
La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice signera l'accord à Prague, bien que des obstacles se dressent encore sur la voie de son application.
Les pourparlers avec la Pologne ont jusqu'ici achoppé sur l'aide américaine que réclame Varsovie pour la modernisation de l'armée polonaise. Quant au traité tchèque, il est combattu par l'opposition parlementaire de gauche. Selon un sondage publié en juin, 68% des Tchèques seraient hostiles au bouclier.
"La technologie à base de missiles se propage dans le monde", a déclaré à Reuters le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg. "La menace n'est pas absolument critique, mais il faut se préparer à temps."
La Russie, elle, considère le bouclier comme une menace pour sa propre sécurité. Moscou a menacé de braquer ses missiles nucléaires sur l'Europe centrale si les éléments du bouclier sont déployés en Pologne et en République tchèque.
Les Etats-Unis font observer que les dix intercepteurs de missiles représentent peu de chose face à l'arsenal nucléaire russe.


























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