Dernière modification : 09/07/2008 

- G8 - Japon


Le G8 veut deux fois moins de pollution d'ici à 2050
Au terme du sommet, les membres du G8 se sont mis d'accord sur la nécessité de réduire d'au moins 50 % les émissions polluantes d'ici à 2050. Des grands pays comme la Chine et l'Inde ne semblent toutefois pas prêts à s'y résoudre.

Les chefs des Etats membres du G8, réunis à Toyako au Japon, se sont mis d’accord sur la nécessité de réduire "d'au moins 50 %" d'ici 2050 les émissions actuelles de gaz à effet de serre. Mais ils n’ont donné aucun engagement dans l’immédiat.
 

Le président américain George Bush s’est joint aux autres dirigeants dans la déclaration. Les Etats-Unis assouplissent ainsi leur position, eux qui se refusaient toujours à un quelconque engagement, tant que les nouvelles puissances mondiales, telles la Chine et l’Inde, n’étaient pas soumises aux mêmes contraintes.

 
Les dirigeants des huit pays les plus développés de la planète ont par ailleurs souligné dans leur déclaration la nécessaire "contribution de toutes les principales économies", notamment les pays émergents. Le Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, a précisé que l’objectif de réduction restait conditionné par la participation des pays émergents.
 

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso estime qu’il s’agit "d’un signe fort à l’intention de tous les citoyens de part le monde". Philippe Humbert, co-président de l’Euro-India Economic and Business Group pendant l’emission Face-à-Face nuance : "Il s’agit d’une direction. Maintenant, il faut prévoir des étapes qu’il faudra chiffrer autant que possible. Mais cela ne peut être qu’un consensus entre les grands pays du monde puisque ce sont eux les pollueurs ".
 

La déclaration prudente du G8 sur le changement climatique ne comprend aucun engagement formel de la part d’aucun des huit pays (Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie et Etats-Unis).
 

Après le protocole de Kyoto

 
L’objectif de réduction de 50 % doit servir de proposition pour le G8, au sommet de Copenhague, l’an prochain. Sous l’égide de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCCC), les pays du monde se réuniront pour établir un nouvel accord global qui devrait remplacer le protocole de Kyoto de 1997, qui n’a jamais été appliqué en raison de l’opposition américaine.
 

Le G8 a déclaré qu’il souhaitait "envisager et adopter avec les parties à la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCCC) un objectif de réduction d'au moins 50 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050". "La croissance peut être préservée en polluant moins" , commente Olivier Griffith, directeur de la Chambre de Commerce Américaine à Paris. "Les Etats-Unis y croient avec les industries vertes qui constituent un réel business".
 

Le Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, a précisé que contrairement à l’accord de Kyoto, c’est le niveau actuel d’émissions de gaz à effet de serre qui servira de base pour la réduction et non celui de 1990. “Pour atteindre des réductions absolues des émissions de gaz, chaque pays du G8 devra établir d’ambitieux objectifs à moyens termes", a-t-il également déclaré.
 

"Une régression"

 
Nathalie Tourret, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Toyako, rappelle cependant qu'"une vision commune doit donner lieu à des engagements fermes. C’est ce que les Nations unies, qui préparent l’accord d’après Kyoto, demandent".
 

Au dernier jour du sommet, les membres devront convaincre huit autres grands Etats (Australie, Corée du Sud, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique, Indonésie), d’accepter cet objectif. Ces seize pays représentent environ 80 % des émissions polluantes mondiales. Philippe Humbert rappelle que chaque année, chaque Américain diffuse six tonnes de CO2 contre 0,3 tonne par Indien.

Alors même que cet accord est le fruit de longues négociations entre les membres du G8, il semble qu’un accord global sera encore plus difficile à atteindre. L’Afrique du Sud a en effet qualifié la déclaration du G8 sur le climat de "régression".

 
Quelques heures après l’annonce du G8, les négociations ont commencé. Cinq nations émergentes, Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde et Mexique, invitent les pays développés à réduire leurs émissions de gaz de 80 % à 95 % d’ici à 2050, afin d’endosser la majeure partie des réductions. A court terme, ils demandent aux membres du G8 de réduire leurs émissions de gaz de 25 % à 50 % d’ici 2020. "Les pays émergeants doivent se rappeler qu’ils ne devront pas commettre les mêmes erreurs que celles déjà commises pas les pays développés", conclut Olivier Griffith.

Commentaires (1)

Les PROMESSES du G8.

De L'Afrique sub-saharienne à l'Afrique australe, un continent disparait.Ou sont les 60 milliards?
(Concert):
''Zdrazstvouïti
Hum! Hum!
'do, ré, mi, fa, sol, la, si, da...da...da...da,
da, la, sol, fa, mi, ré, da.'
Niet?
Da.
Spassiba.''
(Fin du concert).

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