Dernière modification : 11/07/2008 

- BCE - Union européenne


Les patrons européens défendent Mandelson
Les patrons européens défendent Mandelson
Le secrétaire général de l'organisation patronale européenne, Philippe de Buck, a estimé que les chefs d'Etat "ne devraient pas mettre la BCE sous pression", après les critiques de Nicolas Sarkozy à la Banque centrale et à Peter Mandelson.

Consultez notre dossier consacré à la présidence française de l'Union européenne

 

Le patronat européen a rejeté mercredi les récentes critiques du président français Nicolas Sarkozy à l'encontre de la Banque centrale européenne et du négociateur européen à l'OMC Peter Mandelson.
   
"Du côté des chefs de gouvernement, on ne devrait pas mettre la banque centrale sous pression", a estimé le secrétaire général de l'organisation patronale européenne, BusinessEurope, Philippe de Buck, en réaction aux critiques contre la récente hausse des taux de la BCE, notamment en France.
   
"Ce n'est pas un service à rendre à la communauté", a-t-il ajouté, jugeant que ce n'est "pas une bonne approche" car elle entraîne, de la part des banquiers centraux, "la réaction inverse" à celle souhaitée.
   
M. de Buck a indiqué que le patronat européen "accepte" pour sa part la "hausse exceptionnelle" des taux décidée par la BCE pour contrer l'inflation, même s'il juge que le principal taux directeur de la BCE, à 4,25%, est maintenant élevé.
   
Concernant les négociations à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), M. de Buck s'est aussi démarqué des accusations portées par Nicolas Sarkozy à l'encontre du commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, qui négocie au nom de l'Union européenne.
   
"Je pense que Peter Mandelson a ses hauts et ses bas, ses qualités et peut-être ses défauts, mais il fait son travail", a-t-il jugé.
   
"Dire qu'il est responsable du 'non' en Irlande va trop loin", a-t-il ajouté, même si "nous le poussons pour qu'il demande plus dans les négociations, ce qu'il a fait jusqu'ici".
   
Lors d'un sommet européen à la mi-juin, le président français avait accusé M. Mandelson d'avoir, par sa position dans les négociations à l'OMC, joué un rôle dans le rejet du traité de Lisbonne en Irlande par référendum. Les agriculteurs irlandais redoutent des coupes dans les subventions européennes.
   
La semaine dernière, il a renouvelé ses critiques, affirmant qu'il ne "laisserait pas faire" un accord à l'OMC qui sacrifierait la production agricole européenne "sur l'autel du libéralisme mondial".
 

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