10 juillet 2008 - 18H08
- Iran - Pétrole

Total confirme le gel de ses investissements en Iran
Invité du Talk de Paris, sur FRANCE 24, le patron du groupe pétrolier Total Christophe de Margerie s'explique sur sa décision de geler ses projets pétroliers en Iran, en raison des risques politiques dans ce pays.

Retrouvez le script intégral de l'émission "Le Talk de Paris".

 

 

Le patron du groupe Total Christophe de Margerie a déclaré qu'il était trop risqué d'investir actuellement en Iran. Invité du "Talk de Paris", sur FRANCE 24, qui sera diffusé vendredi, il a expliqué sa décision.

"Total ne se retire pas d’Iran. En revanche, Total a pris la décision de ne pas lancer ce projet gazier extraordinairement important de South Pars", nuance le PDG du groupe Total. "Je considère que pour tout investissement important impliquant plusieurs milliards de dollars (...), la responsabilité d'une entreprise est de s’assurer qu’elle se développe dans un environnement aussi calme que possible. Ce n’est pas tout à fait le cas dans les relations avec l'Iran et le reste du monde."

Le groupe pétrolier français négocie depuis des années avec l'Iran l'exploitation de réserves de gaz à South Pars, un des plus grands gisements au monde, et prévoit de créer une installation produisant du gaz naturel liquéfié (GNL) pour l'exportation.


Jeudi, Christophe de Margerie a annoncé dans le quotidien britannique "The Financial Times" : "Aujourd'hui, nous prendrions beaucoup trop de risques politiques à investir en Iran, car les gens diraient : ‘Total est prêt à n'importe quoi pour faire de l'argent’."

  

"Pas de pressions étatiques"

 

Interrogé par Ulysse Gosset sur d’éventuelles pressions étatiques, le PDG du groupe affirme ne pas en être victime. "l'Etat ne fait pression, indique-t-il. L’Etat, et c'est son droit,  fait part de ses convictions, de ses envies. Anous de savoir ce que nous en faisons". En octobre 2007, Paris avait invité les sociétés privées à ne plus investir en Iran et en Birmanie.

"Il est hors de question d’arrêter ce projet (...) mais il est probablement nécessaire d’attendre que les choses (...) s'améliorer et que l'Iran puisse retrouver des relations meilleures avec ses voisins", a souligné Christophe de Margerie. "Mais nous tenons à garder des relations  de long terme avec notre partenaire". Jeudi, Téhéran a procédé à de nouveaux essais de missiles dans le Golfe, ce qui fait monter d'un cran la tension avec Israël et les pays occidentaux.

Face à la décision du PDG de Total, l'Iran a réagi : selon l'agence Reuters, Téhéran se dit prêt à développer son champ gazier sans l'aide de la compagnie française. "L’Iran a un peu pris la mouche", confirme Christophe de Margerie en précisant qu’il pensait "qu’il n'y avait pas un vrai risque de perdre le marché, mais un risque quand même". Même si l'Iran possède les deuxièmes réserves mondiales de gaz derrière la Russie, il lui est déjà arrivé par le passé de ne pas en extraire suffisamment pour son marché intérieur, au point d’être contraint de suspendre ses exportations.

"Il faut s'habituer à un prix de l'énergie cher"

Total a produit en 2007 15 000 barils de pétrole par jour en Iran, sur une production totale proche de 4 millions de barils par jour, selon l'OPEP.

Dans le "Talk de Paris", le patron du groupe français est également revenu sur la hausse des prix du pétrole, affirmant qu’"il fallait s'habituer à un prix de l'énergie cher". Et d’ajouter : "Ce qui fait mal, ce n’est pas le prix en tant que tel mais la rapidité de la hausse."

"Si on passe à 200 dollars en deux ou trois jours, c'est catastrophique. S'il passe à 200 en dix ou quinze ans, c'est plus que normal", a-t-il expliqué. Mais il a relativisé sur le fait d’atteindre les 200 dollars le baril avant la fin de l’année. "Ca me paraît peu probable", a-t-il estimé.

Commentaires

Quelle mascarade !

Les rotomondades des Pasdarans et les bruits de bottes américains arrivent à point nommé pour maintenir haut les cours du pétrole et pour empêcher d'autres acteurs d'entrer dans le jeu. Les Iraniens et les Américains sont des complices objectifs dans cette affaire. A nous Fraçais, il ne reste qu'à prendre des coups et récolter des nèfles, merci MM. kouchner et Sarkozy.

la gaz seulement

total gelera ses activités dans le demaine du gaz et ne pas dans le demaine du pétrole.
le gaz est en possession des grands companies chinois et russes et en cachet les américains!
total n'aura pas grand interets là dedans .
pouquoi il ne lache pas le pétrole qui achete 14 dollars par brille?

histoire se repete

bientot ils attaqueront l'iran, ils prepare le meme scenario comme en iraq,mais il y aura 2 bush ,bush USA et bush francais.

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