Novembre 1995 : le processus de Barcelone
Naissance en Espagne du premier partenariat Euro-Méditerranée(Euromed) appelé "processus de Barcelone". Ses objectifs : le renforcement du dialogue politique et de la sécurité, la mise en place d’un partenariat économique et le développement d’une coopération sociale et culturelle basée sur les échanges entre les civilisations et les peuples.
Treize ans plus tard, le bilan est plus que mitigé, constate Mustapha Chérif, ancien ministre algérien. Ce diplomate juge que malgré les valeurs communes et les formes multiples de coopération, l’Europe a délaissé la Méditerranée. "Les instances européennes décidaient de presque tout, y compris du communiqué final qu’elles signaient seules", affirme-t-il. "Elles choisissaient les projets, les niveaux et modes de financement et les contrôlaient en sens unique. On a appréhendé la Méditerranée, non pas comme centralité, mais comme une périphérie de l’Europe."
Les 27 pays signataires du processus de Barcelone en 1995
Europe (15) : France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Belgique, Allemagne, Autriche, Luxembourg, Pays-Bas, Suède, Danemark, Finlande, Irlande, Royaume-Uni.
Moyen-Orient (6) : Egypte, Liban, Syrie, Israël, Jordanie, Autorité palestinienne.
Mai 2003 : la politique européenne de voisinage
Mise en place de la Politique européenne de voisinage (PEV) et, pour la première fois, intégration de trois nouveaux pays issus de l’Europe de l’Est (Ukraine, Belarus et Moldavie). Présentée comme une nouvelle phase historique de dialogue entre la rive sud et nord, la PVE a fixé de nouveaux accords de libre échange et élargi la liste des secteurs de coopération. Mais, pour Patrick Bele, spécialiste des questions économiques au journal "Le Figaro", "Les accords de libre-échange n’étaient pas suffisants pour enraciner la coopération économique entre le Nord et le Sud. Il fallait créer une zone économique au sens global du terme".
Février 2007 : l'Union de la Méditerranée
Naissance de l’idée d’Union de la Méditerranée. Prenant acte de l’échec du processus de Barcelone, Nicolas Sarkozy, alors candidat à l’élection présidentielle, fait part de sa volonté de bâtir une nouvelle union entre tous les pays riverains de la Méditerranée. "Barcelone, c'est bien parce que c'est le Nord qui aide le Sud, Mais Barcelone, je suis désolé de le dire, ce n'est pas le partenariat entre les peuples. Barcelone, c'est une erreur parce que c'est la poursuite du dialogue Nord-Sud tel qu'il s'est instauré après la décolonisation", a-t-il entonné durant ses nombreux discours.
Les 17 pays intégrés à l'Union de la Méditerranée
Maghreb (4) : Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie et Libye comme observateur.
Moyen Orient (6) : Egypte, Liban, Syrie, Israël, Jordanie, Autorité palestinienne.
Mars 2008 : l'Union pour la Méditerranée
Sous les pressions d’Angela Merkel et de Bruxelles, l’Union de la Méditerranée devient l'Union pour la Méditerranée. La nouvelle version du projet intègre tous les pays de l’Union européenne (27 au total) et 12 pays de la rive Sud. Ce qui porte désormais à 39 le nombre de pays siègeant au sein de l'UPM.
Les 37 pays de l'Union pour la Méditerranée
Maghreb (4) : Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie et la Libye à titre observateur.
Moyen-Orient (6) : Egypte, Liban, Syrie, Israël, Jordanie, Autorité palestinienne.






Commentaires
Réagir à cet article