Les pourparlers multilatéraux pour que la Corée du Nord renonce à ses activités nucléaires ont repris jeudi à Pékin, après une interruption de neuf mois, a indiqué un responsable sud-coréen.
"Les chefs des délégations de tous les pays ont posé pour une photo, échangé des poignées de main et sont entrés en réunion", a déclaré à la presse ce responsable qui participe aux discussions à huis clos.
Cette nouvelle session, prévue pour durer au moins trois jours et précédée de rencontres bilatérales et trilatérales, pourrait permettre de commencer à vérifier l'exactitude de la déclaration faite en juin par la Corée du Nord sur ses activités nucléaires.
"La vérification est la chose la plus importante. Nous voulons accélérer le rythme de mise hors service" des installations nucléaires de Pyongyang, a déclaré en début de semaine le principal négociateur américain sur le dossier nord-coréen, Christopher Hill.
"La vérification comprend des documents, la visite des sites, des entretiens. De toute évidence, les détails (de la procédure de vérification, ndlr) doivent être mis au point", a souligné M. Hill, estimant que cela prendrait "des semaines, et peut-être des mois".
Jeudi, le représentant sud-coréen Kim Sook a fait preuve de prudence.
"Probablement, comme les autres négociateurs, j'ai une attente et de l'espoir (...) mais en réalité c'est un processus difficile", a déclaré à la presse M. Kim, avant le début des discussions.
Les négociations à six (Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Russie), qui ont débuté en 2003 à Pékin, visent à convaincre le régime communiste de Pyongyang de renoncer à toute activité nucléaire en échange d'une aide énergétique et d'une normalisation de ses relations avec Washington.
Avec beaucoup de retard sur le délai prévu, la Corée du Nord a finalement remis fin juin un inventaire de ses activités nucléaires, conformément à un accord conclu en février 2007 dans le cadre des discussions à six.
En un geste symbolique, Pyongyang a détruit le 27 juin une tour de refroidissement de son réacteur de Yongbyon, épine dorsale de son programme nucléaire militaire.
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G8 avaient appelé mardi la Corée du Nord à abandonner tout programme nucléaire et à coopérer avec la communauté internationale pour que cet abandon puisse être vérifié.
M. Hill a déclaré qu'il espérait que les discussions à Pékin portent également sur la phase 3 de l'accord de février 2007.
Dans le cadre de la phase 2, celle qui est en cours, la Corée du Nord doit obtenir une aide énergétique étrangère d'un million de tonnes équivalent-pétrole et la levée de certaines des sanctions américaines auxquelles elle est soumise, en échange de la désactivation du réacteur de Yongbyon et de la remise de sa déclaration,.
La troisième et dernière phase de l'accord oblige Pyongyang à démanteler de manière définitive ses installations nucléaires et à livrer la totalité de ses matériaux et armements nucléaires.
















Commentaires
UN REVE
Mais mon cher Nostradamus non tu ne rêves pas, le nucléaire continu pour longtemps! Merci de me dire que je ne rêve pas sur ma planète et que je suis réaliste.
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