- Italie - Nicolas Sarkozy - Silvio Berlusconi
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il avait demandé jeudi matin la grâce de Marina Petrella, ancien membre des Brigades rouges, dans une lettre au chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
"J'ai signé dès ce (jeudi) matin une lettre pour demander" à Silvio Berlusconi et Giorgio Napolitano, le président italien, "la grâce, le pardon" pour Marina Petrella, a affirmé M. Sarkozy.
Il a rappelé que l'Italie avait demandé à la France "de lui rendre quelqu'un qui a été jugé et condamné pour crime". Le refus de la France d'extrader les anciens brigadistes vers l'Italie, selon le voeu de l'ancien président François Mitterrand, était "parfaitement illégitime du point de vue du droit", a-t-il ajouté.
"C'est un acte profondément européen que je suis en train de faire", a-t-il dit
"Je ne sais pas si l'avocate de Mme Petrella veut vraiment résoudre le problème de Mme Petrella ou faire de la politique. Mais je trouve particulièrement déplacées ces attaques contre celui qui essaie d'obtenir le droit de grâce pour elle", a également affirmé M. Sarkozy.
"Pour avoir droit au pardon et à la grâce de l'Italie, il faut se repentir. Que Mme Petrella réfléchisse à cela. Elle a été associée à un assassinat en 1992. C'était des années terribles en Italie. Il faut tourner la page, mais pour tourner la page, pour qu'il y ait pardon, il faut aussi qu'il y ait repentir", a-t-il insisté.
Marina Petrella, 54 ans, a été condamnée en Italie en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tué un commissaire de police et grièvement blessé son chauffeur, à Rome en 1981, ainsi que pour d'autres attentats.
Elle est actuellement incarcérée en France, dans une chambre d'isolement psychiatrique.
L'avocate de Marina Petrella s'était dite mardi "horrifiée" par les propos du président Sarkozy affirmant que la France allait extrader l'ex-membre des Brigades rouges, mais que le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi solliciterait sa grâce. "C'est une pirouette de plus pour ne pas passer pour un bourreau alors que ma cliente est en train de mourir", avait déclaré Me Irène Terrel à l'AFP.


























Commentaires (1)
Bien raison
L'Italie est un pays démocratique...comme nous
L'Italie est un pays Européen...comme nous
On n'a donc pas à retenir chez nous une criminelle jugée chez elle et recherchée.
Il est temps de la rendre au pays qui la recherche, comme nous sommes en droit de réclamer nos ressortissants criminels.
Mettons nous un peu à la place des familles des victimes.
L'accepterions nous ?
Cette femme est une criminelle qui a eu la chance d'échapper 16 ans à son crime.
Cette femme est dépressive depuis qu'elle a été arrêtée en 2007 seulement, ce qui ne l'a pas empêchée d'avoir une vie normale pendant ce temps.
Est ce le cas de sa victime ?
Lui a t'elle donné une chance ?
Non! elle lui a donné le coup de grâce...sans compter les différents enlèvements.
L'Italie fera ce qu'elle veut d'elle, SARKO est bien bon d'intercéder pour une grâce.
Qu'elle purge sa peine, sa victime la purge pour l'éternité.
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