- Nicolas Sarkozy - Union européenne
Consultez le dossier spécial de FRANCE 24 : la présidence française de l'Union européenne
Lors de sa première intervention devant le Parlement européen à Strasbourg depuis le début de la présidence française de l'UE, le 1er juillet, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il espérait proposer une solution au "non" irlandais au traité européen de Lisbonne "soit en octobre, soit en décembre".
"J'irai le 21 juillet en Irlande pour écouter et dialoguer et essayer de trouver des solutions", a-t-il rappelé. "Il faut à la fois ne pas bousculer les Irlandais et en même temps savoir dans quelles conditions et avec quel traité nous allons organiser les élections européennes" de juin 2009, a expliqué le président français.
"Soit Nice, soit Lisbonne"
Nicolas Sarkozy a souligné qu'il n'y avait pas d'autre traité possible que celui de Lisbonne – censé permettre à l'UE de mieux fonctionner à 27 –, à moins de maintenir en vigueur le traité actuel, celui de Nice.
Le chef de l'Etat français a exhorté le président polonais à "honorer" sa parole en ratifiant le traité de Lisbonne, après que Lech Kaczynski eut indiqué qu'il refusait de signer le texte en l'état et ne le ferait que si l'Irlande l'approuvait dans un nouveau référendum.
"Il a négocié lui-même le traité de Lisbonne", a dit M. Sarkozy, "il a donné sa parole, une parole ça doit s'honorer, c'est une question de morale."
Le président français a également à nouveau prévenu qu'à ses yeux l'UE ne pourrait continuer à s'élargir sans mise en place du traité de Lisbonne.
Il a assuré qu'il ne voulait "laisser personne derrière" et que "l'Europe à plusieurs vitesses ne peut être qu'un dernier recours".
La dernière génération qui peut "éviter la catastrophe"
Nicolas Sarkozy est ensuite revenu sur quatre priorités de l’agenda français pour les six prochains mois et a appelé à agir vite.
Il s’est particulièrement attardé sur le problème du réchauffement climatique et a demandé aux présidents des pays européens de se mobiliser pour que le paquet environnement soit adopté dans les six mois. "L’enjeu est considérable", a-t-il dit, "on sait que l’on est la dernière génération qui peut éviter la catastrophe."
Nicolas Sarkozy s’est ensuite attardé sur un sujet houleux : la défense européenne. S’adressant directement aux grands critiques de ce projet, les Anglais, le président français a rappelé la nécessité de la renforcer.
Aux députés de gauche, souvent méfiants envers le "pacte pour l'immigration" – autre priorité de la France pour renforcer la lutte contre l'immigration – il a fait valoir que c'est en se dotant d'une politique européenne qu'"on sort de débats nationaux où les extrêmes utilisent la misère des uns et la peur des autres au service de valeurs qui ne sont pas les nôtres". "La seule façon de responsabiliser le débat sur l'immigration, c'est d'en faire une politique européenne dénuée d'arrière-pensée politicienne", a-t-il ajouté.
Concernant la politique agricole, Nicolas Sarkozy a recommandé que l'Europe adopte une position commune, notamment en matière d'importation. Il a encouragé par exemple à ce qu’aucun pays n’importe de viande qui ne respecteraient pas les normes imposées aux producteurs européens d'UE. Il n’est en revanche pas revenu sur le problème des subventions agricoles, un dossier pourtant sensible.
JO : "On ne peut pas boycotter un quart de l’humanité"
Nicolas Sarkozy a également profité de la tribune pour expliquer sa décision d'assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin.
Vivement critiqué par le chef du groupe parlementaire libéral Graham Watson et par le président du groupe des Verts, Daniel Cohn-Bendit, qui portait pour l’occasion le tee-shirt de RSF affichant des menottes en guise d’anneaux olympiques, le président français s’est défendu en rappelant qu’il avait "reçu, des 27, un accord" pour s’y rendre.
"Je ne pense pas que l’on peut boycotter un quart de l’humanité", a-t-il ajouté.
"Quand vous écrirez vos mémoires, vous regretterez ce que vous avez fait ", a ironisé Cohn-Bendit. "C'est une honte, c'est minable d'aller à l'ouverture des Jeux olympiques", a ajouté le député.
Ce à quoi le président Sarkozy à répondu vouloir y aller pour "parler des droits de l’Homme".
Pour un débat sur la politique des taux de la BCE
Prenant le risque de devoir affronter une polémique de plus, Nicolas Sarkozy a également demandé un débat sur la politique de taux d'intérêts de la Banque centrale européenne (BCE).
"Personne n'a le droit d'empêcher un débat, un débat qui est utile", a-t-il dit. "On ne met pas en cause l'indépendance de la BCE en s'interrogeant sur le fait de savoir s'il est raisonnable qu'on porte les taux d'intérêt à 4,25 %, alors que les Américains ont des taux d'intérêt à 2 %", a-t-il ajouté en référence à la hausse des taux de 25 points de base, décidée jeudi dernier.
































Commentaires (6)
DONNE SA PAROLE...
"il a donné sa parole, une parole ça doit s'honorer, c'est une question de morale." Alors M. le Prédident Sarkosy vous avez donné votre parole aux Français sur le "Pouvoir d'achat" donc il vous faut honorer votre parole. Sinon pas de leçons aux autres.
Réponse à "ERIC"
Inutile de répandre de fausses affirmations sans savoir de quoi il s'agit:
- L'ambassadeur de Chine a dit une sombre connerie qui lui a valu d'être convoqué au quai d'Orsay, avant d'être réprimandé par le Président Chinois lui même.
Quant à Sarko, il a très clairement expliqué devant le parlement Européen que ce n'était de toutes façons pas à la Chine ou qui que ce soit d'autre d'organiser son agenda. C'est clair?
Donc, inutile de faire semblant en affirmant n'importe quoi.
Quant à Cohn Bendit, orateur vert esseulé dont les seuls faits d'armes tiennent aux discours depuis 40 ans, il a eu la correction de s'expliquer plus poliment cet après midi sur France Info au sujet de son intervention excitée en reconnaissant lui même les grandes qualités de Sarko.
Quant à Sarko, s'il se rend à Pékin, ce ne peut être qu' avec l'aval des 27 comme il l'a confirmé devant eux.
MERCKEL n'y va pas, mais MERCKEL nous a joué de nombreuses voltes faces ces derniers temps, entre autres au sujet de l'Alliance Méditerranéenne puis depuis quelques jours au sujet des taux de la BCE, ce qui fait qu'à chaque fois qu'elle prend le contre pied de SARKO, elle est d'accord avec lui 15 jours après.
On a vraiment un grand Président, mais comme d'habitude et c'est bien Français, on le regrettera...trop tard
Extradition
Tant qu`on y est il ne faut pas oublier que la Vierge Marie est originaire du Moyen Orient donc etant donne qu`elle n`est pas originaire de la CE il fait l`expulser manie militari.
Credibilite
SarkoNabot n`est credible qu`aux yeux des "racistes et xenophobes", mais rira bien qui rira le dernier s`il croit qu`il n`a aucune dette vis a vis des peuples qui ont ete colonises par ces memes 'Europeens " il va dechanter tres vite saolititque sociale et d`aide au developpement il n`a qu`a la reserver a ces blonds aux yeux bleux de l`Europe de l`Est, les paux basanees et les negros tels consideres preferent se rapprocher des asiatiques son aumone il n`a qu`a la reserver au 47% de ceux qui n`ont pas voter pour lui et qui se reconnaissent proches de ses freres du Sud auxquels on a tout pris et dans la plupart du temps par la force.
l'immigration
n'accepter que les ressortissants de la cee et extrader tous les autres serait une solution non?
Mr Sarkosy va faire son one man show .
Mr Sarkosy va parler aux européens de ce qu'il pense bon pour l'EUROPE , alors qu'il reçois des ordres de l'ambassadeur de chine de ce qu'il doit faire ...
Mr Sarkosy est-il crédible par les pays européens ?
Réagir à cet article