Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, va réclamer un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, a indiqué vendredi le département d'Etat américain.
"A ma connaissance, le procureur (de la CPI) a l'intention de se rendre devant un panel de juges pour présenter des informations et réclamer un mandat d'arrêt", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.
Plusieurs journaux, dont le français Le Monde et les quotidiens britannique The Guardian et américain The Washington Post ont indiqué vendredi que le président soudanais allait être mis en cause lundi par M. Moreno-Ocampo pour des crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide commis au Darfour (ouest du Soudan).
M. Moreno-Ocampo avait annoncé jeudi dans un communiqué qu'il présenterait lundi devant les juges de la CPI de nouvelles "preuves" de crimes commis ces cinq dernières années contre des civils au Darfour et "nommer(ait)" ceux qui en sont responsables selon lui.
M. McCormack a indiqué que selon la procédure, "le panel de juges allait prendre en considération la requête (...) et prendre une décision au bout d'un certain laps de temps". "Je ne peux pas vous dire combien de temps cela prendra", a-t-il ajouté.
Selon le Washington Post, cette mise en cause par la CPI du chef de l'Etat soudanais, la première d'un président en exercice pour génocide et crimes contre l'humanité, inquiète certains responsables de l'ONU.
Ils craignent que le geste de M. Moreno-Ocampo ne compromette le processus de paix au Darfour et ne déclenche une réponse militaire soudanaise contre les soldats de la force de la paix de l'ONU ou de l'Union africaine (UA).
M. McCormack a mis en garde le Soudan contre de telles actions.
"Je dirais simplement que nous pensons que toutes les parties, y compris le Soudan, doivent se conformer à leurs obligations internationales.
La porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a refusé pour sa part de commenter ces informations, mais elle a appelé le gouvernement soudanais à coopérer pleinement avec la Cour, comme le dit la résolution 1593 adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 31 mars 2005.
La CPI a déjà émis deux mandats d'arrêt contre des Soudanais impliqués dans le conflit pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. M. Moreno-Ocampo réclame depuis avril 2007 l'arrestation de Ahmed Haroun, actuel ministre soudanais aux Affaires humanitaires, et Ali Kosheib, un chef de la milice pro-gouvernementale janjawid toujours stationné au Darfour.
Mais Omar el-Béchir a toujours refusé de les remettre à la CPI.
Depuis 2003, les forces gouvernementales appuyées par les milices arabes janjawid luttent contre des mouvements rebelles du Darfour. Le conflit a fait plus de 300.000 morts et entraîné le déplacement de 2,2 millions de personnes, selon l'ONU. Khartoum parle de quelque 10.000 morts.














Commentaires (2)
n'importe quoi...
...et pourtant cet homme ne m'inspire aucune sympathie mais il n'est pas pire qu'un idriss déby soutenu par la france qu'un mugabe soutenu par l'afrique du sud ou surtout qu'un georges bush soutenu par cette pseudo -communauté internationale aujourd'hui malheureusement démocratie et droits de l'homme ne veulent plus rien dire en témoignent les 45 civils (surtout des femmes et des enfants) assassinés lors d'un mariage en afghanistan par les soldats de la coalition...
Pourquoi pas Chirac et Bush
En tant qu'africain, si les africains laisse passer cette condamnation c'est que nous ne valons absolument rien. Car y a des présidents comme Chirac avec son action en Cote d'Ivoire et Bush et le massacre des pauvres irakiens devraient passer depuis longtemps devant ces tribunaux d'opérets mais vu leur pays, évidemment on ne fait rien. Africains soyons unis et qu'aucun de nous ne fasse confiance à ces tribunaux. Vous avez déja sacrifier beaucoup de vos fils. Lavons le linge sale en famille.
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