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Deux personnes mises en examen suite à l'agression du jeune juif

Dernière modification : 11/07/2008

Deux personnes soupçonnées d'avoir roué de coups le jeune Rudy H. le 21 juin à Paris ont été mises en examen jeudi. L'agression avait été qualifiée d'antisémite par plusieurs organisations juives.

Trois personnes, dont deux des agresseurs présumés d'un jeune juif roué de coups le 21 juin dans le XIXe arrondissement de Paris, ont été mis en examen jeudi par la juge chargée du dossier, a-t-on appris de source judiciaire.
   
Les deux jeunes gens soupçonnés d'avoir participé à l'agression de Rudy H., 17 ans, ont été mis en examen par la juge Géraldine Rigollot pour "tentative de meurtre et violence en réunion aggravées par leur caractère antisémite", des chefs passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
   
Ils ont été placés en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention (JLD) conformément aux réquisitions du parquet.
   
La victime avait été grièvement blessée lors de cette agression perpétrée vers 19H00 par un groupe de jeunes gens à la suite d'affrontements intercommunautaires entre bandes dans le quartier du parc des Buttes-chaumont.
   
Cette agression, qualifiée d'antisémite par plusieurs organisations juives et le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, avait été dénoncée par le président Nicolas Sarkozy qui effectuait alors une visite d'Etat en Israël.
   
Le troisième jeune homme mis en examen est soupçonné d'avoir participé à l'une des rixes précédentes durant laquelle une machette avait été utilisée.
   
Il est poursuivi pour "violence en réunion aggravées par la circonstance de l'antisémitisme et port d'arme". Un chef passible de 10 ans d'emprisonnement.
   
Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire par le JLD.
   
Le premier des trois mis en examen, âgé de 26 ans et domicilié à Paris XIXe, est soupçonné d'avoir frappé la victime avec une béquille, a indiqué à l'AFP une source judiciaire en précisant que ces "cannes" sont parfois utilisées comme arme dans des bagarres entre bandes.
   
Si l'homme, mis en cause par plusieurs témoins, a reconnu devant les policiers avoir été présent sur les lieux de la rixe, il conteste cependant avoir porté des coups à la victime.
   
Le second mis en examen, âgé de 25 ans et domicilié à Aubervilliers, a également été mis en cause par un témoin. Il a reconnu avoir été présent lors de l'agression de Rudy H. mais a expliqué être intervenu pour s'interposer.
   
Enfin, le troisième mis en examen, un Malien de 27 ans, a contesté avoir participé aux évènements. Mais il a été désigné par une autre victime de confession juive comme étant son agresseur et celui d'un autre jeune homme, lors d'un des affrontements entre bande ayant précédé l'agression de Rudy.
   
Sept personnes avaient été interpellées mardi dans le cadre de l'enquête confiée à la police judiciaire. Les quatre suspects restants ont été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenu contre eux.
   
Le 25 juin, cinq mineurs, âgés de 14 à 17 ans, arrêtés après les affrontements, avaient été placés sous le statut de témoins assistés par le juge Rigollot.
   
La magistrate n'avait pas suivi les réquisitions du parquet qui demandait leur mise en examen et leur placement en détention provisoire pour violences volontaires en réunion, aggravées par le caractère antisémite de l'agression et le port d'arme.
   
Depuis lors, les enquêteurs ont procédé à l'audition de témoins de l'affaire et à celle de la victime qui, au sortir du coma, n'aurait pas été capable de fournir une description de ses agresseurs. La victime est aujourd'hui sortie de l'hôpital et passe sa convalescence dans sa famille.
 

Première publication : 11/07/2008

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