UNION POUR LA MEDITERRANEE
43 chefs d'Etat se retrouvent dimanche 13 juillet à Paris pour le sommet de l'Union pour la Méditerranée. Cette initiative lancée par Nicolas Sarkozy à pour but de renforcer la coopération entre les pays des deux rives de la Méditerranée.
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Le Turc, l’Algérien, le Syrien, le Libanais, l’Israélien… ils sont presque tous là pour le sommet de Paris de l’Union pour la Méditerranée. Un vrai succès pour Nicolas Sarkozy, même si le « Guide de Tripoli », Khadafi, a finalement décidé de bouder l’évènement.

 

Mais peu importe. Qui aurait pu imaginer que le Premier ministre israélien rencontrerait à Paris l’autocrate syrien pour négocier un accord de paix improbable il y a quelques semaines encore. La présence du maître de Damas Bachar Al-Assad sur les Champs-Elysées, suffit d’ailleurs à alimenter la polémique sur les Droits de l’homme et le terrorisme. Ou au contraire à consacrer la réussite d’un projet qui a failli capoter en raison de vives oppositions.

 

Sur les traces d’Alexandre, Nicolas parvient à faire vivre le rêve d’une Méditerranée pouvant devenir le grand laboratoire du codéveloppement. "A condition, comme nous l’avait dit Henri Guaino, le conseiller spécial du Président dans 'Le Talk de Paris', que les pays du Nord acceptent de partager le pouvoir avec les pays du Sud".

 

Quelle ambition ! D’abord celle de redonner à la Méditerranée ses couleurs en en faisant à nouveau une mer propre. Il s’agit aussi de refonder "Barcelone", le fameux processus engagé par les Européens, et qui n’a pas abouti.

 

Que d’ambitions, mais aussi que d’incertitudes, que de tempêtes à venir. A propos d’abord de l’immigration : l’Europe n’est pas un Eldorado ouvert à tous, a prévenu Sarkozy. Etait-ce vraiment le moment de relancer un tel projet alors que l’Europe a tellement du mal à exister, replongée dans le coma après le "Non" irlandais ?

 

Mais il vaut sans doute mieux que tous ces chefs d’Etat et de gouvernement, dont certains sont de véritables tyrans, acceptent de se parler plutôt que de continuer à s’ignorer. Mieux vaut le dialogue des civilisations qu’un choc destructeur.

Ulysse Gosset
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