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Echange d'ambassades entre le Liban et la Syrie

Dernière modification : 13/07/2008

Bachar al-Assad et Michel Sleimane ont confirmé à Paris la prochaine ouverture d'ambassades dans leurs pays respectifs. Washington s'est félicité de cette décision tout en estimant que Damas devait "prendre des initiatives concrètes".

Lisez notre dossier consacré à l'Union pour la Méditerranée

La Syrie et le Liban ont décidé de nouer des relations diplomatiques et d'ouvrir des ambassades dans leurs capitales  respectives, une première depuis l'indépendance de leurs pays, décision annoncée à Paris après une série d'entretiens sous l'égide de Nicolas Sarkozy.
   
La première annonce a été faite par le président de la République Nicolas Sarkozy à l'issue d'une rencontre au palais de l'Elysée avec son homologue syrien Bachar al-Assad, et le président libanais Michel Sleimane.
   
Lors de la conférence de presse commune, M. Assad et le président libanais Michel Sleimane ont confirmé leur volonté d'établir des relations diplomatiques, annoncée par M. Sarkozy.
   
Le Liban et la Syrie n'ont jamais noué de relations diplomatiques depuis la proclamation de leurs indépendances, il y a plus de 60 ans, à la fin du mandat français.
   
"Pour la France, c'est un progrès historique (que la Syrie ouvre) une représentation diplomatique au Liban et que le Liban ouvre une représentation diplomatique en Syrie", a affirmé M. Sarkozy.
   
"Ca peut paraître curieux que ce soit moi qui le dise? Mais nous nous sommes mis d'accord pour que ce soit présenté ainsi", a-t-il ajouté en parlant d'un moment "historique".
   
"Naturellement, il y a un certain nombre de questions juridiques qui doivent être réglées", a-t-il encore dit.
   
Le président al-Assad a ensuite confirmé "l'échange d'ambassades" entre Damas et Beyrouth.
   
M. Sarkozy a aussi annoncé qu'il se rendrait à Damas en septembre.
   
L'annonce de l'ouverture de relations diplomatiques intervient alors qu'un nouveau gouvernement d'union nationale a été formé vendredi à Beyrouth, regroupant la majorité antisyrienne et l'opposition proche de Damas.
   
M. Assad a par ailleurs "souhaité que la France, avec les Etats-Unis, puisse apporter toute sa contribution à un futur accord de paix entre Israël et la Syrie".
   
La Syrie a engagé avec Israël, avec qui elle est officiellement en état de guerre depuis 1948, des discussions indirectes par le truchement de la Turquie.
   
M. Assad et Sleimane se trouvent à Paris pour assister dimanche au lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM).
   
Nicolas Sarkozy a affirmé : "la Syrie joue un rôle essentiel" au Proche-Orient.
   
Le président syrien a de son côté assuré que l'Iran n'avait "aucune intention de détenir l'arme nucléaire".
   
Le voyage du président syrien à Paris consacre le retour de la Syrie dans le concert des nations, après que Damas, accusé de chercher à destabiliser le Liban, eut été pendant plusieurs années placé en quarantaine par les Occidentaux.
   
La visite de M. Sarkozy à Damas sera préparée par un déplacement à Paris du vice-Premier ministre syrien Abdallah Dardari, les 21 et 22 juillet, et par une visite à Damas du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
   
La dernière visite en Syrie d'un président français date de 2002, lorsque Jacques Chirac s'était rendu à Damas dans le cadre d'une tournée au Proche-Orient.
   
M. Chirac avait gelé les relations à haut niveau entre les deux pays, après l'assassinat en 2005 à Beyrouth de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

Première publication : 12/07/2008

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