Dernière modification : 13/07/2008 

- Biocarburant - Brésil - Indonésie - Réchauffement climatique


L'Indonésie et le Brésil coopèrent dans les biocarburants
L'Indonésie et le Brésil coopèrent dans les biocarburants
Les dirigeants de l'Indonésie et du Brésil ont signé un accord samedi sur la coopération dans le développement des biocarburants. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a défendu ce secteur critiqué.

Le Brésil et l'Indonésie, deux des pays où se trouvent les forêts tropicales parmi les plus vastes du monde, ont décidé samedi de coopérer dans le développement des biocarburants.

Leurs deux présidents ont signé un accord permettant à l'Indonésie d'envoyer des experts au Brésil pour étudier ses biocarburants, à l'issue d'une rencontre sur le changement climatique et l'alimentation.

"Le Brésil a développé le bioéthanol avec succès et l'Indonésie peut apprendre de ses recherches et de son développement", a dit le chef d'Etat indonésien Susilo Bambang Yudhoyono.

Le Brésil, pionnier de l'utilisation massive d'éthanol dans les voitures, mélange le carburant issu de la canne à sucre et le gazole depuis plusieurs décennies, et dispose également d'un parc automobile fonctionnant à l'éthanol pur.

L'Indonésie, plus gros producteur mondial d'huile de palme, cherche également à accroître la consommation de biocarburants pour lutter contre la flambée des cours du pétrole, et espère rendre obligatoire l'utilisation d'un mélange de biogazole d'ici septembre.

Le développement des biocarburants est critiqué par les organisations de défense de l'environnement, qui les considèrent comme l'une des causes principales de la déforestation.

"Personne ne veut préserver nos forêts plus que nous, mais les pays pollueurs devraient commencer à discuter plus sérieusement de la façon de réduire les émissions de gaz à effet de serre", a réagi le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Certains analystes voient également dans les biocarburants l'un des facteurs de l'augmentation des prix agricoles.

L'Indonésie, de son côté, milite pour que les pays les plus riches financent la protection des forêts.

"Ce n'est pas l'éthanol ou la production de biocarburant qui sont responsables de la hausse des prix alimentaires", a affirmé Lula, selon qui l'ouverture des marchés agricoles, dans le cadre des négociations à l'Organisation mondiale du commerce pourrait permettre d'enrayer la crise alimentaire mondiale.

Commentaires (2)

déforestation

C'est facile pour les pays riche de critiquer le Brésil pour la déforestation. Ils oublient vite que ce sont eux qui achetent le ois issu de cette deforestation!
Et si ils aiment tant la forêt, qu'ils plantent des arbres chez eux. Le Brésil appartient aux brésiliens et ont le droit de disposer de leur territoire comme ils l'entente.

Voiture quand tu nous tiens...

Monsieur Lula a choisi le cocktail gagnant: défrorestation, OGM et engrais/pesticides.
Si ça c'est pas de la vision à court terme !

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