Cuba - Pétrole - Raul Castro
Raul Castro annonce des temps difficiles aux Cubains
Samedi 12 juillet 2008
Le président Raul Castro a annoncé devant le Parlement cubain que le rythme des réformes qu'il compte entreprendre, comme l'augmentation des salaires, serait ralenti par la flambée des prix alimentaires et pétroliers.
Samedi 12 juillet 2008
Par AFPLe président Raul Castro a annoncé des temps difficiles pour les Cubains, dans un discours vendredi devant le parlement où il a notifié le recul de l'âge de la retraite et prévu des "souffrances inévitables" en raison de la flambée des prix alimentaires et pétroliers.
Concluant la session plénière de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP), la première depuis qu'il a succédé à son frère Fidel en février, Raul Castro n'a révélé aucune nouvelle mesure spectaculaire d'assouplissement de l'économie cubaine, entièrement étatisée.
Mais, invoquant l'allongement de la durée de vie à Cuba --76 ans pour les hommes, 80 pour les femmes-- et le vieillissement de la population, il a annoncé le passage de l'âge de la retraite à 60 ans contre 55 pour les femmes et à 65 ans contre 60 pour les hommes.
"C'est une situation démographique et économique très différente" de celle de 1963, année de la première loi sur les retraites, a-t-il dit, soulignant que "la réalité actuelle est radicalement différente et impose d'allonger la vie active des citoyens".
Un avant-projet de loi est en préparation et devrait être soumis à la prochaine session de l'ANPP en décembre, a-t-il indiqué.
Devant les 569 députés présents, sur les 614 élus en janvier, Raul Castro, en chemise blanche, a réitéré son crédo économique: "La production alimentaire, la substitution des importations et l'augmentation et des exportations", sur fond d'économies d'énergie, a-t-il dit.
"En juillet 2007, le coût d'une tonne de riz à l'importation était déjà de 435 dollars. Aujourd'hui, il en faut 1.110. De même, le blé s'achetait à 297 dollars, aujourd'hui à plus de 409", a-t-il rappelé, alors que Cuba importe 84% de son alimentation.
"Il est inévitable que nous allons souffrir d'un certain impact dans des productions et des services donnés", a-t-il prévenu, indiquant qu'il faudrait "reporter les investissements non indispensables".
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