14 juillet 2008 - 22H35
- Belgique

Le roi réserve sa réponse sur la démission de Leterme
Le roi de Belgique Albert II dit réserver sa réponse concernant l'offre de démission que lui a présentée le Premier ministre Yves Leterme, après avoir échoué à trouver un accord sur une réforme des institutions du pays.

Le roi des Belges Albert II a indiqué tôt mardi matin qu'il réservait sa réponse concernant l'offre de démission que lui a présentée le Premier ministre Yves Leterme après avoir échoué à trouver un accord sur une réforme des institutions du pays.
   
"Le roi a reçu Monsieur Yves Leterme" qui "a présenté la démission du gouvernement. Le roi tient sa décision en suspens", souligne un communiqué laconique du souverain publié dans la nuit.
   
Ce délai signifie soit qu'Albert II espère encore convaincre l'actuel chef du gouvernement chrétien-démocrate de rester en poste, soit, plus vraisemblablement, qu'il n'a pas encore identifié de solution de remplacement et entend poursuivre ses consultations.
   
Outre M. Leterme, il a d'ailleurs précisé s'être entretenu avec les deux ministres belges chargés des réformes institutionnelles, le libéral francophone Didier Reynders et Jo Vandeurzen, ainsi qu'avec le président de la Chambre des représentants, Herman Van Rompuy, ces deux derniers étant membres du même parti chrétien-démocrate flamand que M. Leterme.
   
Dans un communiqué séparé, le chef du gouvernement démissionnaire a justifié sa décision de jeter l'éponge en estimant qu'"il s’avère que les visions opposées entre les communautés concernant le nécessaire nouvel équilibre à créer dans notre construction étatique sont aujourd’hui inconciliables".
   
Il a ajouté que "malgré tous les efforts et toute la persévérance (...) le timing prévu dans l’accord de gouvernement n’est pas respecté".
   
Lors de sa nomination à la tête du gouvernement fin mars, les partis flamands avaient fixé la date-butoir du 15 juillet pour parvenir à un compromis avec les francophones sur leurs revendications d'autonomie renforcée pour la Flandre, en matière fiscale, de Sécurité Sociale ou de politique d'emploi. Or, aucun progrès n'a été réalisé depuis cette date.
   
"Cela démontre que le modèle de concertation au niveau exclusivement fédéral a atteint ses limites", a estimé M. Leterme, soulignant ainsi son souhait de voir une plus grande implication des représentants des régions néerlandophone de Flandre et francophone de Wallonie dans les discussions. "Une réforme de l’Etat reste un élément essentiel d’un accord de gouvernement", a-t-il ajouté.

Commentaires (3)

avis a la population belge

arrêtez de penser Belge et encore moin Flament élargiser vos esprits penser Europe qu'on en finise avec cette mascarade vive la France la transparence de la réaction de la vie et on avance cette belgique est la poubelle de l'Europe nos politiciens son la honte de l'Europe et donne non pas une image négative des Belges mais la réalité dépasse la fiction

Nous sommes deçu

les belges nous ont deçu une fois de plus pour cette affaire d'Etat qui va conduire le peuple belge dans la tourmente et dans les desespoire total.

Pauvre Belgique

Je suis profondemment inquièt de voir mon pays se déchirer comme cela. Qu'allons-nous devenir ? Une confédération ? 3 états séparés ? Une république de Wallonie ? Ce beau pays incapable de s'entendre parce que des extrémistes l'ont saccagé

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