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Le Canada protège la taïga contre les industries

Dernière modification : 15/07/2008

Le Premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a annoncé un vaste plan de "protection permanente" de la moitié de la forêt boréale canadienne, soit 225 000 km². Le développement des installations industrielles sera interdit.

Une grande partie de la forêt boréale, ou taïga, du nord du Canada, va être protégée de l'activité forestière et minière, dans le cadre d'un plan de lutte contre le changement climatique, a annoncé lundi le Premier ministre de la province de l'Ontario (centre).

Surtout constituée de conifères, la forêt boréale forme une ceinture de 1.000 km de largeur, s'étirant d'un bout à l'autre de cet immense pays, de Terre-Neuve jusqu'au Yukon, et est restée presque intacte depuis la dernière glaciation, il y a plus de 10.000 ans.

Mais la demande étrangère croissante pour les matières premières du Canada, de même que les incendies de forêts et les infestations d'insectes, menacent de plus en plus cette grande étendue de nature sauvage.

"Elle est intacte, et s'il y a quelque chose de certain, c'est que cela ne restera pas comme ça pendant encore longtemps si nous ne faisons rien", a déclaré à la presse le Premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty.

En vertu de son plan, près de la moitié de la forêt boréale de l'Ontario, soit 225.000 km2, recevra une "protection permanente", le développement industriel y étant interdit et l'activité humaine limitée à l'écotourisme et à des activités comme la chasse et la pêche.

La forêt boréale de l'Ontario est l'une des "dernières régions vraiment sauvages de la planète", et compte plus de 200 espèces vulnérables d'animaux, comme le carcajou et le caribou des bois, a ajouté M. McGuinty.

C'est aussi "un puits de carbone d'une importance significative", puisqu'elle absorbe chaque année quelque 12,5 millions de tonnes de gaz carbonique (CO2), a-t-il dit.

En forte augmentation ces dernières années, les émissions canadiennes de gaz à effet de serre représentent environ 2% des émissions mondiales, selon le Service canadien des forêts, une agence du gouvernement fédéral.

Première publication : 15/07/2008

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