États-Unis - Iran - Nucléaire
Les Etats-Unis vont négocier avec l'Iran sur le nucléaire
Mercredi 16 juillet 2008
Les Etats-Unis ont annoncé qu'ils vont envoyer un émissaire à Genève pour participer, ce week-end, à des discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire. Il s'agit d'un changement majeur dans l'approche américaine sur ce dossier.
Mercredi 16 juillet 2008
Par AFP (texte) / G. Couderc (vidéo)Un diplomate américain de haut rang va rencontrer des responsables iraniens lors de pourparlers à Genève ce week-end sur le programme nucléaire de Téhéran, a indiqué mardi soir le département d'Etat confirmant une information des médias américains.
Le sous-secrétaire d'Etat américain pour les Affaires politiques, William J. Burns, numéro trois du département d'Etat, va assister à une rencontre à Genève entre le chef de la diplomatie de l'Union européenne Javier Solana et le négociateur nucléaire iranien Saïd Jalili.
M. Burns se rend à cette rencontre de Genève pour "recevoir la réponse iranienne" à la dernière offre des six puissances impliquées dans les négociations, selon un responsable qui a requis l'anonymat.
Mi-juin, les six pays (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) avaient soumis à Téhéran, par l'intermédiaire de M. Solana, un "paquet" de propositions sur le dossier nucléaire.
Ces propositions visent à engager des négociations sur des thèmes allant de l'énergie nucléaire à la politique, en passant par l'économie et un partenariat énergétique, moyennant des garanties sur l'arrêt par l'Iran de toute activité d'enrichissement d'uranium.
Le contenu de la réponse iranienne, remise la semaine dernière, n'a pas été rendu public par les Six. M. Solana a simplement qualifié cette réponse de "difficile et compliquée, qu'il faut bien analyser". Mais, selon la France, l'Iran ne fait "pas mention de la suspension des activités sensibles", exigée par les grandes puissances.
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17/07/2008 08:26:44 Signaler un abus
Négociations ou Guerre...
Par Jacques -
La médiation de l'O.N.U. entre Israel et le Liban (Hezbollah) apaise les tensions à la frontière-nord d'Israel.
Depuis le Sommet de l'Union pour la méditerannée(UPM), l'accent dominant pour Israel est de négocier (via la Turquie, puis assistée de la France) les litiges avec la Syrie. Au même Sommet, un renforcement des contacts d'Israel (E.Olmert) et de la Palestine (M.Abbas-Parti Fatah-Cisjordanie-) se réalise. Au terme du Sommet, N.Sarkozy a pris sa place sur la scène internationale; il a replacé l'emphase sur les négociations, plutôt que sur les confrontations. N. Sarkozy et E. Olmert sont des alliés et 'amis' des États-Unis (G.W.Bush)
En parallèle, En Israel, des accusations de détournements de fonds pèsent sur E.Olmert. De son côté, le Parti Fatah -M.Abbas-Cisjordanie-Palestine) est reconnu par les palestiniens et par le Parti rival (Hamas-Bande de Gaza-Palestine) un Parti dans lequel règnent corruption et détournements de fonds.
E,Olmert et M.Abbas tentent désespèrèment de se maintenir au pouvoir, en se ralliant leurs opinions publiques, en tentant de contrer leurs rivaux et en contrant la Justice.Le moyen de se maintenir au pouvoir est ...d'entamer des négociations.
La rivalité aux États-Unis entre Dick Cheney (favorable aux agressions armées) et Condoleeza Rive (favorable aux négociations) déterminent que cette fois-ci, l'opinion de C. Rice l'emporte pour que G.W Bush nomme un émissaire aux négociations avec l'IRAN. Il est plus que probable qu' E.Olmert et N. Sarkozy ont fait valoir leur voix, et leurs voies de négociations, directement à G.W. Bush.
Le résultat de tous ces événements écartent davantage une agression armée d'Irael ou des États-Unis envers l'IRAN. (Mais tant que G.W. Bush et Dick Cheney seront au pouvoir, PERSONNE NI AUCUN ÉTAT n'est à l'abris d'actes irrationnels de leur part.)
Ainsi, les ''Grands vainqueurs'', du moins pour les mois à venir, sur le plan de la politique internationale,
sont N.Sarkozy et ...L'IRAN.
17/07/2008 05:48:23 Signaler un abus
Jeu de poker !
Par Talbin -
Bonjour,
Bluff et jeu de poker des deux côtés ! L’Iran joue la montre en attendant les élections de novembre, qui vont ouvrir en grand la porte de sortie à Bush et sa clique de criminels en col blanc et en jupon. Quand aux USA, ils « ouvre la porte » pour la simple raison, qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Malgré les propos menaçants de Bush à l’encontre de l’Iran (Uranium, missile et autres déclarations d’attaquer les bases américaines au moyen orient) l’administration Bush, bien que cela la démange, surtout Cheney qui voudrais bien voir l’Iran disparaitre des cartes géographiques, n’est pas en capacité aujourd’hui de se payer le luxe d’ouvrir un troisième conflit contre l’Iran. Les USA ont déjà bien du mal à en assumer deux conflits en forme de bourbier que sont l’Irak et l’Afghanistan ou ils s’enfoncent de plus en plus au fur et à mesure que les années passent (la II guerre mondiale à durée moins longtemps). D’où une demande accrue des States envers la France de leur petit copain Sarko pour envoyer des militaires au casse pipe chez les enturbannés. L’Iran connaît les faiblesses militaires actuelles des forces US (le Pentagone aussi d’ailleurs) et c’est la raison pour laquelle l’Iran tire sur la corde et ricane dans son coin. La seule option qu’on les USA dans l’ouverture d’un conflit avec l’Iran est le feu nucléaire. Mais cela est peu probable, disons que ce sera plus du côté des sionistes que le danger est à craindre. Alors en attendant le prochain festival nucléaire aux portes de l’Europe, partez en vacances….
Merci
16/07/2008 08:55:21 Signaler un abus
Devoir de fin de présidence
Par Poilagrater -
C'est incroyable la vitesse avec laquelle les américains on changer leur diplomatie pour passer du changement de régime à un réalisme des plus classique. Après avoir menacé l'Iran d'une frappe aérienne, celui-ci avait lancé quelques missiles pour rappeler ses capacités de nuisance. Désormais tout le monde peut se retrouver autour d'une table et tenter de trouver un accord. Avec ou sans turban, avec ou sans cravate, le réalisme des rapports de force permet quand même de n'utiliser la puissance militaire qu'en dernière instance.