Dernière modification : 17/07/2008 

- Australie - Benoît XVI - Religion


Benoît XVI salue les excuses faites aux Aborigènes
Le pape, qui se trouve à Sydney pour les Journées mondiales de la jeunesse, a rendu hommage à la "courageuse décision" du gouvernement australien de reconnaître les "injustices" subies dans le passé par les Aborigènes.

Le pape Benoît XVI a commencé jeudi matin sa visite officielle en Australie par un hommage à la "courageuse décision" du gouvernement australien de reconnaître les "injustices" subies dans le passé par les peuples aborigènes.

Le chef de l'Eglise catholique, arrivé dimanche à Sydney pour présider les célébrations des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), a aussi salué l'engagement de l'Australie en faveur de la protection de l'environnement.

Après trois jours de repos à la campagne et avant de retrouver dans l'après-midi les dizaines de milliers de jeunes catholiques du monde entier rassemblés à Sydney, Benoît XVI a été accueilli par le Premier ministre travailliste Kevin Rudd et le gouverneur général Michael Jeffrey.

Le pape a évoqué devant eux les premiers habitants de l'île-continent qui "sont une partie essentielle du panorama culturel de l'Australie moderne".

Il s'est félicité de la "courageuse décision" prise le 13 février dernier par le gouvernement australien "de reconnaître les injustices commises dans le passé à l'égard des peuples indigènes".

Grâce à elle, "des pas concrets sont maintenant accomplis vers une réconciliation fondée sur le respect réciproque", a-t-il dit.

Avant Benoît XVI, les papes Paul VI (1970) et Jean Paul II (1986 et 1995) avaient pris la défense des aborigènes lors de leurs voyages en Australie.

Alors que les Australiens sont particulièrement sensibles aux conséquences du changement climatique, Benoît XVI a aussi insisté sur la nécessité de "réfléchir au monde que nous allons transmettre aux générations futures".

"Les merveilles de la création de Dieu" dans ce pays "nous rappellent la nécessité de protéger l'environnement et d'exercer une administration responsable des biens de la terre", a-t-il dit.

Le pape a souligné devant les officiels australiens la "contribution importante" des catholiques à la société. L'Eglise catholique, qui représente 27% de la population, "est la plus jeune et la plus cosmopolite" des Eglises du continent, a-t-il relevé.
 

Commentaires (1)

L'environnement et la responsabilité

"Une administration responsable des biens de la terre" est sans nulle doute une expression qui doit faire froid dans le dos des partisans des forces du marché pour gérer les besoins de l'humanité. Selon eux, l'homme est incapable de répondre directement aux besoins de ses concitoyens. Il ne peut le faire qu'à travers ses pulsions de cupidité. Le marché est alors un intermédiaire nécessaire pour transformer cette égoïsme en matière première de la créativité dans la production de biens et de services. Selon le Pape, le marché n'est pas le bon outil pour gérer les biens de la terre, ie l'agriculture, l'exploitation des matières premières et la pollution afférente. Qui pourrait alors exercer cette responsabilité ? les Etats ou des structures de gouvernance mondiale ?

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