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Deux gènes permettraient de contrer le sida

Dernière modification : 18/07/2008

Des chercheurs canadiens démontrent l'implication de deux gènes spécifiques dans la résistance innée à l'infection par le virus du sida. Ces gènes pourraient empêcher de contracter le VIH ou de ralentir son développement.

Des scientifiques ont isolé deux gènes qui pourraient empêcher de contracter le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ou du moins de ralentir le rythme auquel les personnes infectées développent le sida, selon les conclusions d'une nouvelle étude.

Les gènes ont été isolés en comparant le profil génétique de personnes étant dans leur première année d'infection par le VIH avec celui de personnes ayant réussi à ne pas être contaminées malgré des expositions répétées au virus.

Les "bonnes" versions des deux gènes étaient présentes chez 12,2% des personnes ayant résisté à l'infection mais chez seulement 2,7% des patients ayant été récemment contaminés par le VIH.

Les chercheurs ne sont pas encore certains de la façon dont ces gènes fonctionnent pour protéger de l'infection.

Un des deux gènes commande un récepteur à la surface des cellules tueuses du système immunitaire qui détruisent les cellules infectées. L'autre commande une protéine, qui est liée au premier gène, et atténue l'activité des cellules tueuses.

L'explication la plus plausible est que le VIH empêche la protéine qui atténue l'activité des cellules tueuses de se diffuser, les laissant détruire les cellules infectées par le VIH.

Puisque cela peut survenir peu de temps après l'infection initiale, les personnes possédant ces deux gènes pourraient détruire plus efficacement les cellules infectées et réduire leurs risques de développer le sida.

"Nous avons besoin de faire davantage de recherches pour déterminer le mécanisme exact derrière cette protection que nous avons observée, mais ces conclusions ont montré une voie encourageante", a déclaré la co-auteur de l'étude, Nicole Bernard, de l'Institut de recherches du Centre de santé de l'Université McGill à Montréal.

"Dans l'avenir, nos conclusions pourraient servir à doper d'une certaine façon le système immunitaire naturel et ainsi combattre le virus dès son entrée dans le corps", a-t-elle ajouté.

L'étude a été publiée mercredi dans le journal AIDS.
 

Première publication : 17/07/2008

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