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Internet fait rêver les cinéastes indépendants

©

Dernière modification : 18/07/2008

Des réalisateurs se tournent désormais vers l'Internet pour diffuser leurs longs-métrages. Sans pour autant réussir à y gagner leur vie.

L’Internet nouvel eldorado pour les cinéastes indépendants ? Certains y croient. Pour la première fois en France, deux réalisateurs ont opté pour le Web comme diffuseur principal, sinon exclusif de leur long-métrage.

 

En mars dernier, Jean-Michel Ben Soussan, l’un des réalisateurs de l’émission satirique Groland, a été le premier Français à mettre l’intégralité de son film "Révolta, kilomètre zéro " en exclusivité et gratuitement sur le site de partage de vidéos Dailymotion. Après une semaine de projection dans une unique salle parisienne, Armand Geiger a choisi, lui, de proposer au téléchargement son "Réveil des Golems". Pour pouvoir le regarder, il faut ensuite débourser 2,99 euros.
 

Un parti pris autant artistique qu’économique. "Mettre son film sur Internet signifie lui offrir une vie propre. Les internautes peuvent en faire ce qu’ils veulent, ça fait partie de la démarche", explique Armand Geiger. Mais c’est aussi un moyen de contourner les obstacles du circuit classique des salles obscures. "On avait un accord avec un distributeur dont les salles sont équipées pour diffuser les films en numérique [donc sans bobines, ndlr], mais la sortie a coïncidé avec celles d’"Indiana Jones" qui a finalement été retenu à notre place", raconte Eric Atlan, producteur du "Réveil des Golems". Le film, qui a tout de même coûté 400 000 euros, a été mis en ligne plus tôt que prévu. Un mois plus tard, il a été téléchargé 2000 fois.


"Star Wreck", une parodie gagnante

 
Les deux Français partent dans une aventure numérique encore jeune. Avec en filigrane, cette question : peut-on en vivre ? Ce sont cinq Finnois qui ouvrent la voie en 2005. Ils mettent en ligne "Star Wreck", une parodie de "Star Treck". Près de 8 millions de téléchargements plus tard, Timo Vuorensola, réalisateur du film s’étonne encore de ce succès. "Ce devait être une petite vidéo, mais au fil des discussions avec des internautes, le projet a pris de l’ampleur et au final on s’est retrouvé avec 103 minutes et 300 acteurs dont certains étaient justement ces internautes avec qui on avait collaboré". Les dons et la vente de produits dérivés leur rapportent 200 000 euros pour un coût initial de 15 000 euros. Un joli coup qui leur permet de mettre en branle leur prochain projet qui, lui, est estimé à 3 millions d’euros.
 

Pourtant ce n’est pas encore la ruée vers l’or numérique. "Il y a actuellement entre 20 et 30 projets sérieux et professionnels de longs-métrages destinés à être diffusés uniquement sur l’Internet", estime Timo Vuorensola, tout en soulignant la difficulté de faire un décompte exact, faute d’une structure ou d’un portail commun. Une goutte d’eau face aux millions de courtes vidéos disponibles sur YouTube (plus de 100 000 vidéos envoyées quotidiennement selon le site). "Avec tous ces courts-métrages, difficile pour un long film de se faire connaître", souligne Scott Kirshner, auteur de "Le futur des vidéos sur le Web". Les films d’1h30 ou plus se heurtent aussi aux réalités technologiques. "Cela prend du temps à télécharger, puis transférer le fichier sur sa télévision pour un meilleur confort du spectateur, c’est possible, mais encore galère et il faut avoir le matériel pour", précise-t-il.

 

Horreur et science-fiction pour jeunes mâles

 
Mais les réussites existent bel et bien. Et à chaque fois le même schéma : le film génère du trafic, puis les débouchés financiers apparaissent. "4-eyed Monster" a fait un tabac sur YouTube. Ce road-movie qui raconte la rencontre entre les deux réalisateurs, Arin Crumley et Susan Buice, mis en ligne en avril dernier, a déjà été vu 1,5 millions de fois. Par le jeu de la publicité, ses deux réalisateurs ont déjà collecté 50 000 dollars. Sur le réseau social MySpace, "Beyond the Rave" serait, selon le studio britannique Pure Grass Film un "joli succès". Vingt mille internautes seraient déjà fans de cette série d’horreur où un soldat affronte des hordes de vampires pour retrouver sa bien-aimée. Un DVD de ces "vampitreries", qui ont tout de même coûté un million d’euros, est prévu.

 
"Les internautes doivent être associés au projet afin qu’ils se sentent concernés par le résultat et deviennent les meilleurs ambassadeurs du film", explique Timo Vuorensola. Ces communautés se forment autour de thèmes porteurs. "Les films d’horreur et de science-fiction sont ceux qui ont le plus de chance de marcher car ils correspondent le mieux aux goûts des jeunes hommes, qui constitutent la plus grande part du public habitué à regarder des vidéos sur Internet", estime Wendy Bevan-Mogg co-productrice de "Beyond the Rave".

 

Produits dérivés et droits télé

 

Pour rentabiliser un succès à l’heure actuelle, le "meilleur moyen, c’est la publicité", affirme Wendy Bevan-Mogg. Le film français "Révolta, kilomètre zéro" et "4-eyed Monster" ont tous les deux passé un accord avec Dailymotion et YouTube pour toucher un pourcentage des recettes publicitaires générées par le trafic.  Armand Geiger, lui, attend de savoir combien parmi les 2000 internautes qui ont téléchargé son "Réveil des Golems" ont aussi payé les droits pour pouvoir le regarder.

 

Viennent ensuite les produits dérivés, du T-shirt à la vente de droits télé qui ont fait le succès de "Star Wreck". "Si on avait su à l’époque, on aurait pu gagner bien plus", s’amuse Timo Vuorensola. L’Internet, pour l’instant, est d’avantage une vitrine pour faire connaître les films, à charge ensuite aux réalisateurs de trouver des débouchés, encore souvent très classiques comme le DVD, pour en tirer un bénéfice financier.

Première publication : 17/07/2008

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