Agriculture - Argentine - Cristina Kirchner
Le gouvernement argentin encaisse une défaite majeure
Samedi 19 juillet 2008
Le gouvernement argentin abandonne son projet de hausse des taxes sur les exportations agricoles. Jeudi, le Sénat avait rejeté le projet de loi, provoquant des manifestations de joie chez les grands producteurs agricoles.
Samedi 19 juillet 2008
Par AFP (dépêche) / P. Godart (vidéo)L'Argentine a abandonné son projet de hausse d'impôts sur les colossales exportations de matières premières au lendemain du rejet du texte par le Sénat, a annoncé vendredi le chef de cabinet Alberto Fernandez.
Le gouvernement entendait porter de 35 à 47% les taxes à l'exportation de céréales et de soja.
Le Sénat a rejeté le projet de loi, le vice-président Julio Cobos ayant voté contre alors que les votes s'équilibraient (36 pour, 36 contre).
La Chambre des députés début juillet avait approuvé ce projet de loi voulu par la présidente argentine Cristina Kirchner.
Mme Kirchner faisait valoir qu'il était destiné à favoriser une redistribution de la richesse dans un pays qui compte 12 millions de pauvres sur 40 millions d'habitants.
La décision des sénateurs a été accueillie par des manifestations de joie et des embrassades par les grands producteurs agricoles qui l'avaient combattu en paralysant la distribution alimentaire quelque 128 jours durant.
Cette mesure fiscale, pour le seul soja, aurait généré 11 milliards de dollars de taxes sur une production estimée à 24 milliards de dollars.
L'Argentine est le premier exportateur mondial de farine et d'huile de soja, le quatrième pour le blé et le deuxième pour le maïs, selon le département américain pour l'Agriculture.
Le soja occupe plus de la moitié des terres cultivées en Argentine.
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin


22/07/2008 05:50:17 Signaler un abus
Cher "CORDOBES"...
Par Philippe GUERIN - Buenos Aires
Cher "CORDOBES", je doute que vous ayez pu, comme je l'ai fait pendant plus de 100 jours de "crise", constater que dans les parties sud et ouest de la ville (les quartiers les plus populaires) de Buenos Aires vous ayez pu constater l'absence quasi totale de concert de casseroles... Je doute aussi de votre objectivité quand je vois votre obstination à "taper" sur l'ancien président qui a quand même (excusez du peu!!!) fait sortir le pays de la pire crise économique qu'il ait connu... Quant à la gestion soit disant "féodale" de sa province, je vous signale que d'autres provinces sont gérées elle de manière "préhistorique". Je doute encore plus quand j'entends certains responsables agricoles nous expliquer qu'ils souhaitent maintenant relancer le combat pour défendre les petits producteurs !!! Enfin, vous avez remarquez que les augmentations de gaz, d'électricité, de transports viennent d'être annoncées, justement parce que le gouvernement sait que sans les revenus des exportations agricoles, il ne pourra plus subventionner l'énergie comme il le fait depuis des mois. Mais je doute, cher "CORDOBES", que quelques pesos de plus pour faire le plein de votre 4X4 ne vous dérange !
19/07/2008 00:22:48 Signaler un abus
On repars sur de meilleures bases
Par Cordobés - Argentine/Cordoba
Cher Philippe,
La présidente ne peut qu'en sortir renforcée puisque pour la première fois depuis le début de son mandat, son mari va (on l'espère) enfin lui laisser une marche de manœuvre. C'est lui qui a choisi de préférer la confrontation au dialogue. Ce grand démocrate n'aime pas les opinions contraires. Pour s'en rendre compte, il suffit juste de se pencher sur la gestion quasi féodale de la province de Santa Cruz, dont il fut le gouverneur pendant plus de 10ans.
Vous affirmez que le cacerolazaos et autres concerts de klaxons ne furent l'oeuvre des gens riches. Résident à Buenos Aires, je doute que vous ayez pu faire la constatation par vous-même. Ici, dans les provinces de Santa Fe et Cordoba , les gens, toute classe confondue, ont témoigné leur mécontentement, leur fatigue face à l'attitude du gouvernement. Absolument rien à voir avec une droite extrême et revancharde... Juste des citoyens soucieux de voir leur pays avancer dans le chemin du développement, loin du populisme inefficace et plein de contradictions.
19/07/2008 06:30:42 Signaler un abus
Et maintenant, la suite...
Par Philippe - Buenos-Aires
Très bien, maintenant la droite argentine, une droite dure, pour qui respecter la démocratie est une violence, va devoir justifier l'augmentation de l'inflation des produits de première nécessité. Il faut les entendre aujourd'hui, les responsables de droite, nous expliquer sans rire que la Présidente va ressortir renforcée (cf. Elisa Carrio ce soir sur le canal TN) de cette affaire !!!! Ici la droite, plus qu'ailleurs, utilise la démagogie, le populisme (grande spécialité locale...), les médias (tous acquis au sens propre et au sens figuré à la droite...) pour raconter tout et n'importe quoi. Vous lirez peut-être ici et ailleurs des commentaires essayant de vous faire croire que le pays s'est levé d'un seul homme contre ces taxes. C'est faux. Dans les quartiers populaires des grandes villes et dans les zones agricoles de petites producteurs, le bruit des casseroles n'a été entendu qu'à la télévision qui retransmettait en direct et pendant des heures l'image de quelques dizaines de bourgeoises paradant dans les rues des quartiers chics... Au final, c'est (entre autre) Monsanto qui va être heureux de la conclusion de cette affaire. Le pays déjà à 70% "OGNéisé" va pouvoir l'être totalement... Tout cela est aussi triste qu'un tango de Gardel.