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Le Liban et la Syrie sur la voie de la normalisation

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 23/10/2008

Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a transmis au président libanais une invitation officielle de Bachar al-Assad pour effectuer une visite à Damas. Ce réchauffement diplomatique succède à une crise aigue entre les deux pays.

Le ministre syrien des Affaires étrangères  Walid Mouallem s’est rendu lundi au Liban pour remettre au président Michel Sleimane une invitation officielle de son homologue syrien Bachar al-Assad à se rendre à Damas. "Les relations aujourd'hui sont basées sur un principe d'égalité. Il y a (au Liban) un président de consensus entretenant de solides relations avec le président Assad, relations que l'on peut exploiter pour régler beaucoup des problèmes de la période récente", a estimé Walid Mouallem lors d’une conférence de presse. D’après des médias libanais, la rencontre au sommet se tiendra le 30 juillet.

 

Comme un symbole de rupture avec le passé, le chef de la diplomatie syrienne s’est déplacé par voie aérienne et non par voie terrestre comme il était de coutume pendant l’occupation syrienne du Liban. Cette visite intervient après le retour spectaculaire de Bachar al-Assad sur la scène internationale à l’occasion du sommet pour l’Union pour la Méditerranée, organisé par la France. A Paris, le Liban et la Syrie ont annoncé l’échange de représentations diplomatiques, une première depuis l'indépendance des deux pays, acquise dans les années 1940.

 

Il y a quelques mois encore, le Liban était plongé dans une crise politique inextricable. La présidence était vacante, le Parlement fermé et le gouvernement paralysé. Les relations avec la Syrie, qui partage 359 kilomètres de frontière avec le Liban, étaient exécrables. Depuis la mort de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005, la majorité parlementaire accuse en effet le régime baasiste de déstabiliser le pays du Cèdre en commanditant des assassinats politiques comme celui de Hariri. Elle lui reproche également de soutenir et de manipuler les formations politiques pro-syriennes menées par le Hezbollah. Retour sur ses années orageuses.

 
 

Le 2 septembre 2004, à l'initiative de Paris et Washington, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1559 de l'ONU appelant au retrait des forces étrangères (en langage onusien : les forces syriennes) du Liban.

 

Le 14 février 2005, l’ex-Premier ministre Rafic Hariri est assassiné en plein cœur de Beyrouth. L’opposition accuse Damas d'avoir commandité l'attentat.

 

Le 8 mars, à Beyrouth, le Hezbollah et les partis pro-syriens réunissent plusieurs centaines de milliers de personnes qui manifestent leur soutien à la Syrie.

 

Quelques jours plus tard, le 14 mars, plus d’un million de manifestants rassemblés dans la capitale exigent le retrait de l’armée syrienne du Liban et la fin de la tutelle syrienne. C’est la « Révolution du Cèdre ».

  

Le 26 avril, l’armée syrienne achève son retrait du Liban après 27 ans de présence.

  

Le journaliste et écrivain Samir Kassir est assassiné le 2 juin, premier d’une longue liste de députés et intellectuels anti-syriens à être liquidés.

  

Les élections législatives de mai-juin portent au Parlement une majorité anti-syrienne. Le fils de Rafic Hariri, Saad Hariri est le grand vainqueur du scrutin. Fouad Siniora est désigné par celui-ci comme candidat au poste de Premier ministre.

  
  

Le 17 mai 2006: Adoption de la résolution 1680 de l'ONU appelant la Syrie à établir des relations diplomatiques avec le Liban et à délimiter leur frontière commune.

  

Le 25 mai 2008 : Le ministre des Affaires étrangères syrien assiste, aux côtés de nombreux officiels, à l’élection du général Michel Sleimane à la présidence libanaise.

 

A Paris, le 12 juillet, le président Assad rencontre son homologue libanais Michel Sleimane. Damas affiche sa volonté de nouer des relations diplomatiques et de procéder à un échange d’ambassadeurs avec le Liban.

 

Le 21 juillet, le ministre syrien des Affaires étrangères se rend à Beyrouth et invite le président libanais à Damas pour une rencontre au sommet avec le président Assad.

 
 
 

Première publication : 21/07/2008

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