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Nicolas Sarkozy part "comprendre" le non des Irlandais

Dernière modification : 21/07/2008

Nicolas Sarkozy, qui assure la présidence de l'Union européenne, a effectué une visite de six heures à Dublin pour comprendre le message des Irlandais après leur rejet, le 12 juin dernier, du traité de Lisbonne.

Lisez notre dossier consacré à la présidence française de l'Union européenne


 
Nicolas Sarkozy se rend à Dublin pour tenter de sortir l’Europe de l’impasse institutionnelle dans laquelle elle est plongée depuis le 12 juin. Ce jour là, 53 % des Irlandais avaient dit "no" au traité de Lisbonne.

 

Lors de sa visite, qui doit durer six heures, le président en exercice de l’Union européenne doit rencontrer le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, ainsi que plusieurs ministres. Le président français a également prévu de s’entretenir avec des groupes de pression favorables ou opposés au traité.

 

L’objectif est d’écouter" et de "comprendre" les raisons de ce vote et de trouver les moyens "d'apporter les véritables réponses aux inquiétudes des Irlandais".

 

"Non, c'est non"

 

Ce premier déplacement en tant que président en exercice du Conseil européen s’annonce délicat pour le chef de l’Etat français. Le gouvernement irlandais a déjà indiqué qu’il avait besoin de temps pour trouver une issue à la crise, alors que les partisans du non sont restés mobilisés et n’entendent pas se faire dicter la marche à suivre par le chef de l’Etat français.

 

Celui-ci a provoqué un tollé la semaine dernière après avoir annoncé lors d’une réunion informelle devant des députés français qu’il était nécessaire de faire "revoter" Irlandais. "Un manque de diplomatie" selon Pascale Joannin, directrice de la fondation Robert Schumann, qui déclare sur FRANCE 24 : "cela va mal se passer si Nicolas Sarkozy arrive avec sa propre solution."

 

Un groupe de pression opposé au traité de Lisbonne annonce sa volonté de manifester devant le gouvernement avec comme slogan "Non, c’est non."

 

Caroline de Camaret, spécialiste Europe à FRANCE 24 résume le dilemme face auquel se retrouve Nicolas Sarkozy : "d’un côté, il ne veut surtout pas abandonner le traité, mais il ne veut pas non plus exclure les Irlandais de l’Europe."

 

Quelle solution alors pour sortir de la crise institutionnelle ? Pour Pascale Joannin, la seule issue possible passe par un nouveau vote irlandais "après avoir légèrement modifié le texte…"

 

Première publication : 21/07/2008

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