Les Etats-Unis volent au secours de leur marché immobilier et la Maison Blanche n’y fera pas obstacle. Le plan de sauvetage voté hier par la Chambre des représentants sera bel et bien signé par George W. Bush. Jusqu’ici le président américain menaçait de poser son veto. Pourquoi a-t-il changé d’avis ?
Sûrement l’urgence de la situation. La réponse a été apportée par le porte-parole de la Maison Blanche. "Ce n'est pas le moment de s'éterniser dans une bataille autour d'un veto", a-t-il expliqué hier.
Sur quoi bloquait George W. Bush ?
Actuellement des millions de ménages américains sont étouffés par leurs emprunts immobiliers et certains d’entre eux voient leur maison saisie par les banques.
Pour calmer un peu l’incendie, le plan permet à certaines collectivités locales de racheter les logements saisis. Cette idée faisait grincer des dents George W. Bush qui y voyait un cadeau fait aux banques et aux courtiers hypothécaires.
Quelles sont les autres grandes mesures ?
Certains ménages endettés vont pouvoir refinancer plus facilement leurs emprunts… en remboursant à des taux plus raisonnables, grâce à des garanties de l’Etat.
Ces coups de pouce aux banques et aux ménages ne sont pas bien vus par certains républicains. "Ce manque de responsabilité est stupéfiant. Je ne voterai pas pour un plan qui favorise les spéculateurs et n’aide pas les propriétaires qui se battent pour rembourser leurs prêts dans les temps", a ainsi affirmé Sam Johnson lors des débats.
A noter également, la possibilité d’aides importantes pour les organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae (à hauteur de 25 milliards de dollars). Face à la crise de l’immobilier, l’Etat fédéral n’hésite pas à intervenir directement sur tous les fronts. De quoi délaisser, au moins temporairement, le sacro-saint libéralisme à l’américaine.





