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Arrestation de deux membres présumés de l'ETA

Dernière modification : 26/07/2008

Deux membres présumés de l'ETA ont été arrêtés près de Dijon, dans l'est de la France. Quelques jours auparavant, la garde civile espagnole démantelait l'un des groupes les plus actifs de l'organisation séparatiste basque.

L'organisation séparatiste basque armée ETA a subi vendredi un nouveau coup dur avec l'interpellation vendredi près de Dijon (Côte d'Or) de deux de ses membres présumés, dont l'un est présenté par le ministre de l'Intérieur comme "un des responsables de son appareil militaire".
  
Cette double interpellation par des gendarmes de Côte d'Or a eu lieu vers 17H30 à Mirebeau-sur-Bèze à la suite d'un "accident de circulation" avec "délit de fuite" dans lequel était impliqué le véhicule des deux membres présumés d'ETA, a affirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Pierre Bouquin, du Sirpa Gendarmerie.
  
Les deux interpellés, un homme et une femme, circulaient à bord d'une voiture volée dans la Drôme. Leur interpellation s'est déroulée "sans violence", a-t-on ajouté, en soulignant néanmoins qu'une arme avait été trouvée dans leur coffre.
  
Le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a rapidement confirmé, dans un communiqué, l'identité de l'homme, présenté comme étant "Asier Ecierza Ayerra, un des responsables de l'appareil militaire" d'ETA.
  
Mme Alliot-Marie a rappelé que Asier Ecierza, "activement recherché, (faisait) partie des six activistes figurant sur les affiches de diffusion élaborées en début d'année".
  
Selon la Radio nationale espagnole RNE, citant des sources au sein des services de la lutte anti-terroriste, la femme, dont l'identité n'a pas été divulguée par Mme Alliot-Marie, s'appelle Olga Gomez Arambilez, et est membre présumé du commando "Biscaye" qui vient d'être démantelé en Espagne.
  
Asier Eceiza serait, selon la RNE, particulièrement recherché en tant qu'adjoint présumée de Txeroki, le chef de l'appareil militaire de l'ETA.
  
Pour sa part, Olga Gomez aurait participé fin 2007 à la filature d'un conseiller municipal socialiste basque, Benjamin Atuxta, qu'ETA projetait d'enlever et d'assassiner.
  
Ce projet, ainsi que des menaces contre un juge anti-terroriste et la préparation d'un grand attentat, a été révélé après l'interrogatoire du chef présumé du commando "Biscaye" Arkaitz Goikoetxea, interpellé mardi.
  
Ce dernier avait été arrêté avec neuf autres membres du commando, considéré comme un des plus actifs d'ETA ces derniers mois. Un coup sévère porté à l'organisation armée par les autorités espagnoles.
  
Le couple a été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Mirebeau-sur-Bèze et devrait être transféré à Paris. "C'est une question d'heures", a-t-on précisé de source proche de l'enquête.
  
La sous-direction antiterroriste (SDAT, de la direction centrale de la police judiciaire) et la DRPJ de Dijon ont été conjointement saisies, de même que la section anti-terroriste du parquet de Paris.
  
Les forces de sécurité espagnoles ont par ailleurs annoncé vendredi la découverture au Pays Basque d'une nouvelle cache, attribuée à ETA, contenant des explosifs.
  
La garde civile espagnole avait déjà découvert dans la province de la Rioja (nord) deux caches d'armes, dont une avec 120 kg d'explosifs, liées à ce commando, ainsi qu'un laboratoire pour la fabrication d'explosifs et une importante documentation.
  
ETA, considérée comme une organisation terroriste par l'Union européenne, est tenue pour responsable de la mort de 823 personnes en 40 ans de violence pour l'indépendance du Pays Basque.
  
Depuis la rupture en juin 2007 de son "cessez-le-feu permanent", décrété quinze mois plus tôt, ETA a commis de nombreux attentats qui se sont soldés par 4 morts, trois gardes civils et un ex-élu socialiste.

Première publication : 25/07/2008

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