Dernière modification : 26/07/2008 

- Énergie nucléaire - Iran - Mahmoud Ahmadinejad


Ahmadinejad : "5 000 centrifugeuses" en Iran
Ahmadinejad : "5 000 centrifugeuses" en Iran
Le président iranien Ahmadinejad a déclaré que l'Iran avait poursuivi l'extension de son programme nucléaire, et comptait entre 5 000 et 6 000 centrifugeuses en activité. Il s'est félicité de la fermeté iranienne dans les négociations.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré samedi que l'Iran possédait 5.000 à 6.000 centrifugeuses destinées aux activités d'enrichissement d'uranium, indiquant que l'Iran a étendu son programme nucléaire controversé malgré les pressions internationales.
  
"Aujourd'hui, ils (les Occidentaux) ont accepté que le nombre de 5.000 à 6.000 centrifugeuses existantes n'augmente pas et qu'il n'y a pas de problème à ce que ces centrifugeuses fonctionnent", a dit M. Ahmadinejad lors d'un discours à Machhad, selon la radio d'Etat.
  
M. Ahmadinejad a également ajouté que la "résistance" de l'Iran avait obligé les Etats-Unis à changer de position et à participer aux discussions.
  
"Les Américains disaient avant que l'Iran devait accepter la suspension pour qu'ils participent aux négociations, mais ils ont participé aux négociations sans que l'Iran suspende son programme et nous accueillons cela favorablement", a déclaré M. Ahmadinejad.
  
Début avril, l'Iran avait affirmé avoir ajouté 492 nouvelles centrifugeuses en plus des 3.000 installées précédemment.
  
A l'époque, le président Ahmadinejad avait déclaré que l'Iran allait commencer l'installation de 6.000 nouvelles centrifugeuses à l'usine d'enrichissement de Natanz (centre).
  
Le site de Natanz peut contenir jusqu'à 50.000 centrifugeuses, mais selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la production d'uranium faiblement enrichi à Natanz est "bien inférieure" à sa capacité théorique.
  
Une installation de 3.000 centrifugeuses permet théoriquement d'obtenir, dans un délai de six à douze mois --à condition qu'elles fonctionnent de façon optimale-- une quantité suffisante d'uranium hautement enrichi pour fabriquer une bombe nucléaire.
  
La déclaration intervient une semaine après la rencontre à Genève entre Saïd Jalili le responsable iranien du dossier nucléaire, et Javier Solana, le chef de la diplomatie de l'Union européenne, ainsi que les représentants des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) pour tenter de trouver une solution à la crise.
  
Ces discussions n'ont pas permis de réelle percée et les grandes puissances ont donné quinze jours à l'Iran pour apporter une réponse claire à leur dernière offre de coopération en échange d'une suspension de ses activités nucléaires sensibles.
  
La Maison Blanche a mis en garde mercredi l'Iran contre de nouvelles sanctions, notamment contre le système bancaire iranien, s'il n'accepte pas l'offre internationale et la suspension de son programme d'enrichissement d'uranium.
  
Mais le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s'est prononcé jeudi contre la fixation de dates butoir à l'Iran.
  
Plusieurs responsables iraniens ont également rejeté toute date butoir.
  
"Fixer une date butoir n'a aucun sens", a déclaré samedi le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement, Allaeddine Boroujerdi, selon l'agence Irna.
  
Dès mercredi, le président Ahmadinejad a affirmé une nouvelle fois que l'Iran ne reculerait pas d'un iota, renforçant le pessimisme sur le sort réservé à cette offre.
  
"Le peuple iranien est debout et ne reculera pas d'un iota face aux puissances oppressives", a-t-il déclaré dans un discours diffusé par la télévision d'Etat.
  
Les pays occidentaux redoutent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire, ce que Téhéran dément.
  
Activité nécessaire à la mise en service de centrales nucléaires civiles, l'enrichissement d'uranium peut également conduire à l'élaboration de l'arme atomique.
  
Trois trains de sanctions ont déjà été adoptés par l'ONU et les Occidentaux ont déjà menacé d'autres mesures si Téhéran rejetait la nouvelle offre.

Commentaires (2)

IL faut un gouvernement mondial.

Le monde pour vaincre tous ses maux ,dont le problème de l'énergie nucléaire(sous toutes ses :armes,centrales...),a besoin d'une Autorité mondiale au dessus de toute autre autorité nationale;et qui soit absolument respectée ,qui ait les moyens de se faire respecter par toute nation,donc à mesure de dicter la direction à suivre aux autorités locales ou nationales.Avec un gouvernement mondial fort,puissant il n'y aura plus à discuter .Un tel gouvernement peut par exemple ètre le seul autorisé à posseder les armes nucléaires,iterdisant ainsi la proliferations de telles armes.Ce gouvernement devrait avoir la force necessaire pour intervenir dans toute autre nation du monde pour operer un changement de la clase dirigeante si necéssaire(pour elliminer par exemple la corruption,la dictature,les mafia...).SANS UN TEL GOUVERNEMENT,CONFLITS APRE'S CONFLITS,GUERRES APRE'S GUERRES, NOTRE MONDE N'AURA JAMAIS LA SOLUTION A' SES MAUX.Dans la confusion actuelle qui a-t'il le droit d'empècher à qui d'exploiter l'energie nucléaire(armes ,centrales,ou autres...)????

JE PENSE QUE L'IRAN SE PREPARE à QUELQUE CHOSE DE TRES DANGEREUX

Pourquoi fabriquer ces petites structures et enrichir l'uranium - certainement pas pour rien - le gouvernement iranien a une intention bien définie, il sait où il veut aller, son but est déjà tracé, c'est très dangereux pour l'europe et le monde entier. PERSONNE NE SERA EN SECURITE - il faut alerter tous les gouvernements, que ceux-ci prennent conscience de la gravité qui pèsent sur nos têtes à tous.Je compte sur vous.

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