Les huit salariés du secteur pétrolier enlevés dans la nuit de vendredi à samedi au large du terminal de Bonny, dans le sud du Nigeria, ont été libérés samedi soir, a-t-on appris de source militaire.
"Les huit hommes ont été libérés volontairement par les ravisseurs et aucune rançon n'a été payée", a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel Musa Sagir.
L'identité des huit étrangers, enlevés sur un navire, n'a pas été précisée.
Selon le militaire, cette attaque avait été menée avec des vedettes rapides et son motif était "financier et criminel".
Vendredi matin, cinq autres étrangers travaillant également pour l'industrie pétrolière avaient déjà été enlevés lors de l'attaque d'un autre navire dans le même secteur.
Dans un premier temps, onze personnes, dont des Russes et des Philippins, avaient été enlevées. Six avaient été rapidement libérées mais les assaillants en ont retenu cinq, apparemment des Russes.
Leur nationalité n'a toutefois pas pu être confirmée avec exactitude.
Ces cinq salariés sont employés par une société d'ingénierie qui travaille pour la compagnie Total.
"Il s'agit de personnels d'une entreprise qui travaille sur le projet offshore Akpo", a déclaré à l'AFP une porte-parole du groupe français.
Interrogé par l'AFP, le Mouvement d'émancipation du Delta du Niger (MEND), le plus actif des groupes armés opérant dans la région, a pour sa part démenti être l'auteur de ces deux dernières attaques.
Deux Allemands de la compagnie de BTP Julius Berger qui travaillaient à la construction d'une route, ont également été enlevés le 11 juillet dernier. On est sans nouvelles d'eux.
Depuis deux ans, le Delta du Niger connaît une recrudescence d'attaques violentes par des bandes armées, généralement des malfaiteurs à la recherche de rançons ou des groupes revendiquant des objectifs politiques.
Ces actes, qui touchent en particulier les compagnies pétrolières étrangères, ont privé le Nigeria d'un quart de sa production de pétrole depuis janvier 2006.
Le pays a ainsi perdu en avril 2008 sa place de premier producteur africain au profit de l'Angola, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (0PEP).














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