Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Le professeur Rollin se rebiffe"

En savoir plus

FOCUS

Danemark : comment lutter contre la radicalisation des jeunes ?

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Réformer la France : la recette Sarkozy

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Des enfants en cage pour frapper les esprits en Syrie et immersion avec les "fouilleurs" de Côte d'Ivoire

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

SUR LE NET

La police de Los Angeles accusée d'avoir tué un sans-abri

En savoir plus

Barack Obama recentre sa campagne sur l'économie

Dernière modification : 02/08/2008

Face aux critiques de son rival républicain John McCain, le candidat démocrate Barack Obama a défendu sa tournée à l'étranger. Et s'apprête à reprendre en main les dossiers économiques.

CHICAGO, 28 juillet (Reuters) - De retour aux Etats-Unis, le sénateur Barack Obama a défendu dimanche sa tournée d'une semaine à l'étranger vivement critiquée par John McCain, son rival républicain dans la course à la Maison blanche.

Ce voyage a été "utile" pour être un "président efficace", a jugé le candidat démocrate à l'élection présidentielle, rejetant l'idée que son périple ait été excessivement ambitieux.

"J'ai établi des relations et un certain lien de confiance avec d'importants dirigeants du monde qui ont pris la mesure de mes positions et de la manière dont je fonctionne", a encore estimé Obama devant un groupe de journalistes à Chicago.

Obama, ovationné par 200.000 personnes à Berlin, a bénéficié d'une couverture médiatique bienveillante lors de son voyage qui l'a emmené en Irak, en Afghanistan, au Proche-Orient et en Europe.

Mais il a reconnu douter de l'impact de cette tournée sur la politique intérieure et la compétition serrée qui l'oppose à John McCain.

"Une semaine à me concentrer sur les questions internationales ne se traduit pas nécessairement ici aux Etats-Unis par une hausse dans les sondages parce que, de manière compréhensible, les Américains sont préoccupés par les conséquences de l'économie sur leur vie quotidienne", a-t-il dit
avant d'ajouter: "C'est de cela que nous allons parler maintenant."

Un sondage quotidien réalisé par l'institut Gallup montre toutefois que l'avance d'Obama sur McCain a augmenté au cours de la semaine écoulée de trois à neuf points. La plus récente enquête a été effectuée de mercredi à vendredi, après son discours de Berlin.

L'IRAK TOUJOURS

Alors que le sénateur de l'Illinois s'apprête à reprendre en main les dossiers économiques, John McCain a continué de l'attaquer sur l'Irak.

Dans une interview à l'émission "This Week" d'ABC, le sénateur républicain a accusé Obama d'avoir appelé à un retrait des troupes américaines d'Irak dans les 16 mois à la seule fin de remporter les primaires démocrates.

L'équipe du candidat républicain a par ailleurs ironisé sur l'annulation d'une visite d'Obama à des soldats américains blessés dans une base en Allemagne, en laissant entendre que le sénateur ne s'était pas déplacé parce qu'il n'avait pas réussi à attirer les médias avec lui. Dans un spot de campagne, le commentateur déclare: "Il semble que le Pentagone ne l'a pas autorisé à apporter des caméras."

Dimanche, Barack Obama a défendu sa position sur le retrait d'Irak, estimant qu'il n'avait pas manqué de jugement comme l'en accuse McCain. Il a au contraire rétorqué que son adversaire, partisan convaincu de la guerre d'Irak, avait manqué de jugement en votant pour l'invasion de mars 2003.

"Je continue d'être persuadé que la seule manière pour nous de stabiliser la situation en Irak (...) est que les parties parviennent à fixer des arrangements politiques", a-t-il dit.

Quant aux attaques de son rival concernant sa tournée à l'étranger, Obama a rappelé que McCain s'était rendu récemment au Mexique, en Colombie et au Canada.

"Penser que ce que nous faisons est différent de ce que fait le sénateur McCain ou de ce qu'ont fait un bon nombre de candidats à la présidence par le passé me rend perplexe", a déclaré le sénateur de l'Illinois.

Première publication : 28/07/2008

COMMENTAIRE(S)