Dernière modification : 29/07/2008 

- Jeux olympiques


Les kayakistes français découvrent le village olympique
L'équipe de canoë-kayak est la première délégation française à arriver à Pékin où sont attendus près de 300 sportifs français pour les Jeux olympiques. Premières impressions.

Avec des chercheurs d'or comme Tony Estanguet et Fabien Lefèvre, l'équipe de France de canoë-kayak slalom a de grosses ambitions pour les JO de Pékin où elle s'est fixé comme objectif trois médailles dont un titre en quatre disciplines.
   
Si Emilie Fer, en kayak dames, et l'équipage Martin Braud-Cédric Forgit, en canoë biplace, devront tabler sur un exploit pour décrocher l'or, Estanguet et Lefèvre comptent parmi les grands favoris en canoë monoplace et kayak hommes.
   
"Mais l'or peut venir de partout", soutient le directeur des équipes de France Christophe Prigent, du fait que, pour la première fois, il n'y aura qu'un bateau par nation dans chaque catégorie, par souci d'ouvrir les JO aux pays émergents. "Cela rend la course aux titres olympiques très ouverte."
   
Tous les regards seront d'abord braqués sur Estanguet, étendard de son sport et porte-drapeau français à Pékin. Le Palois vise un exploit inédit dans l'histoire du sport français en décrochant un troisième sacre individuel consécutif.
   
"Ce serait extraordinaire", glisse Estanguet qui aura une nouvelle fois comme principal rival le Slovaque Michal Martikan, champion olympique 1996 et champion du monde en titre.
   
"Il a envie de récupérer ce titre olympique, je le sens vraiment extrêmement déterminé", prévient Estanguet qui cite également l'Australien Bell, le Britannique Florence et le Tchèque Jezek.
   
Estanguet se méfie surtout du bassin de Pékin, "très difficile et imprévisible, qui peut te faire sortir à n'importe quel moment et qui est donc propice aux surprises".
   
"Il faudra être juste excellent pour rouler au-dessus de l'eau là-bas", confirme Lefèvre, le surdoué des torrents, qui voudra effacer sa déception des JO d'Athènes où sa troisième place était loin de répondre à ses attentes.
   
Sur une autre planète depuis le début de saison, "Fabulous Fab", champion du monde 2002 et 2003, sera cette fois encore le grandissime favori face à une concurrence (Kauzer, Grimm, Walsh, Molmenti) qu'il a écrasée ces dernières semaines et dont il ne s'occupe même pas. "Le temps que tu passes à regarder les autres, c'est du temps que tu ne passes pas à te concentrer sur toi", dit-il.
 

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