L'UE a décidé mardi d'attendre une évaluation du procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie sur la coopération de Belgrade avec la justice pour éventuellement dégeler un accord de rapprochement avec la Serbie, a-t-on appris de source diplomatique.
Les ministres européens des Affaires étrangères avaient salué la semaine dernière l'arrestation de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, inculpé de génocide par le TPI et désormais en attente de transfèrement vers La Haye, mais avait hésité à récompenser immédiatement Belgrade en dégelant l'accord de stabilisation et d'association signé en avril.
Cet accord, première marche vers l'intégration à terme au bloc européen, ne pourra entrer en application que s'il y a "pleine coopération" des autorités serbes avec le TPI.
Les ministres avaient chargé leurs ambassadeurs d'étudier cette question lors de leurs dernières réunions avant la pause des vacances d'été.
Mardi, lors de la dernière réunion prévue avant septembre, les ambassadeurs ont estimé qu'il était préférable d'attendre encore.
Les ambassadeurs prendront leur décision après le transfèrement effectif de Karadzic à La Haye, puis le voyage à Belgrade du procureur du TPI Serge Brammertz, chargé d'évaluer le degré de coopération de la Serbie avec ses services, a expliqué un diplomate européen.
L'UE ne devrait ainsi pas revenir sur cette question avant septembre, a-t-il précisé.
Certains Etats membres, en particulier les Pays-Bas, sont réticents à dégeler l'accord d'association tant que l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic, inculpé aussi pour génocide, sera en fuite.


















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