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Ouverture du procès de douze opposants

Dernière modification : 30/07/2008

Le procès de douze opposants syriens, signataires de la "Déclaration de Damas" appelant à plus de démocratie dans le pays, s'est ouvert dans la capitale syrienne. Les opposants rejettent toutes les accusations qui pèsent contre eux.

Douze opposants syriens ayant signé une déclaration appelant à instaurer la démocratie dans leur pays ont rejeté toutes les accusations à leur encontre à l'ouverture mercredi de leur procès à Damas, a indiqué une organisation de défense des droits de l'Homme.
  
Selon des ONG en Syrie, ces opposants ont accusés "d'avoir propagé des informations mensongères qui affaiblissent le sentiment national, adhéré à une organisation secrète pour modifier le statut politique et économique de la nation, incité à des dissensions confessionnelles et nui à l'Etat".
  
"Les douze opposants signataires de la Déclaration de Damas ont comparu devant la Cour pénale", a indiqué l'Organisation nationale des droits de l'Homme en Syrie (ONDHS) dans un communiqué.
  
"Ils ont rejeté les accusations portées contre eux et souligné que la Déclaration de Damas n'oeuvrait pas d'une manière secrète et que son objectif était de défendre la patrie", a-t-elle ajouté.
  
Plusieurs avocats et diplomates occidentaux ont assisté au procès devant la Cour pénale qui a fixé la prochaine audience au 26 août.
  
En 2005, les partis de l'opposition laïque syrienne et les Frères musulmans basés à Londres ont signé un texte fondateur intitulé "Déclaration de Damas", qui réclame "un changement démocratique et radical" en Syrie. En décembre 2007, un Conseil national (organe dirigeant) de la "Déclaration de Damas" a été créé en Syrie mais plusieurs de ses membres ont été arrêtés.
  
Les douze opposants sont l'écrivain Ali Abdallah, le médecin Walid Bounni, l'écrivain et secrétaire du Conseil national Akram Bounni, l'ex-député Riad Seif, Fidaa Horani, présidente du Conseil national, ainsi que Ahmad Tomeh, Jabr al-Choufi, Yasser al-Iti, Mohammad Haji Darwiche, Marwan al-Ich, Fayez Sara et Talal Abou-Dane.
  
L'ONDHS a demandé "la libération immédiate de tous les détenus" en Syrie et "l'arrêt des poursuites contre eux en vue de consolider l'unité nationale et préserver les droits des citoyens à la libre expression garantie par la Constitution syrienne et la Charte internationale des droits de l'Homme".
  
De son côté, la Ligue syrienne de défense des droits de l'homme (LSDDH) a dénoncé dans un communiqué ce procès y voyant "une volonté du gouvernement de mener une politique de sanction en vertu de la loi d'urgence" en vigueur en Syrie. Elle a aussi demandé leur libération immédiate.
  
L'ONDHS a annoncé, par ailleurs, l'arrestation d'un nouvel opposant signataire de la Déclaration de Damas, l'ingénieur Oussama Achour, 48 ans, mardi à Alep (nord).
  
"Il a été interpellé à son domicile par les services des renseignements militaires. C'est un ancien détenu politique qui a été emprisonné pendant 16 ans dans les années 1980, pour avoir adhéré à un parti communiste interdit, a indiqué l'organisation dans un communiqué.
  
Oussama Achour avait assisté en décembre 2007 en Syrie au congrès au cours duquel le Conseil national de la Déclaration de Damas avait été créé.
  
Avec l'arrestaion d'Achour, 14 membres de la "Déclaration de Damas" sont maintenant détenus.

Première publication : 30/07/2008

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