Les Etats-Unis, Israël et les Palestiniens ont réaffirmé mercredi leur volonté de parvenir à un accord de paix complet au Proche-Orient, les Palestiniens insistant sur la nécessité absolue de s'entendre sur tous les points, notamment la question cruciale de Jérusalem.
"Nous n'opterons pas pour une solution d'accord partiel (...) ou pour rien qui serait éloigné d'un accord complet sur tous les sujets", a déclaré l'un des négociateurs palestiniens, Saeb Erekat, à l'issue d'entretiens trilatéraux, avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et son homologue israélienne Tzipi Livni pour faire le point sur le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.
"Et que tout le monde comprenne bien que nous négocions des sujets tels que Jérusalem, les frontières, les réfugiés, la sécurité, les prisonniers et l'eau et que nous voulons parvenir à un accord sur tous ces points, ou (il n'y aura pas) d'accord", a assuré le négociateur palestinien. "Ceci a été entendu," a affirmé M. Erekat.
Après des années d'impasse, les négociations de paix israélo-palestiniennes ont été relancées en novembre dernier à Annapolis, près de Washington, quand Israël et les Palestiniens se sont engagés à rechercher un accord, qui mènerait à terme à la création d'un Etat palestinien, d'ici à fin 2008, sous les auspices du président George W. Bush.
Mme Rice, qui se rendra prochainement au Proche-Orient, a jugé les entretiens de mercredi "très fructueux". Elle a affirmé que la volonté de réaliser les objectifs d'Annapolis "restait la même".
La secrétaire d'Etat a néanmoins reconnu que les discussions sur les sujets qui ont entravé la résolution d'un conflit vieux de 60 ans "sont difficiles et ont toujours été difficiles". "Cela n'a rien de surprenant".
La chef de la diplomatie américaine, qui avait reçu auparavant en tête à tête Mme Livni, a par ailleurs assuré que les Etats-Unis continueraient à travailler à cet accord de paix d'ici fin décembre, malgré la démission annoncée du Premier ministre israélien Ehud Olmert, affaibli par une affaire de corruption. "Ceci est une affaire interne à Israël", a-t-elle dit.
Mme Rice avait néanmoins reconnu mardi qu'il serait difficile de parvenir à un accord avant la fin de l'année, tout en relevant que son urgence pour la sécurité de la région était de plus en plus admise.
Le Premier ministre israélien avait quant à lui terni les espoirs d'un règlement rapide du conflit en affirmant lundi qu'il ne pensait pas que les deux parties parviendraient cette année à un accord sur la question cruciale de la ville de Jérusalem.
Le chef des négociateurs palestiniens, Ahmad Qoreï, avait également déclaré mardi: "Il n'y a pas d'Etat (palestinien) sans Jérusalem et pas d'accord sans Jérusalem."
Israël contrôle l'ouest de Jérusalem depuis 1950, et Jérusalem-Est depuis 1967. Le 30 juillet 1980, une "loi fondamentale" votée par le parlement israélien a proclamé Jérusalem "réunifiée et capitale éternelle d'Israël".
Cette annexion n'a pas été reconnue par la communauté internationale.
Les Palestiniens ambitionnent de faire de Jérusalem-Est, où vivent quelque 250.000 Palestiniens, la capitale de leur futur Etat dans le cadre d'un règlement permanent du conflit israélo-palestinien.
La fixation de frontières définitives, les colonies israéliennes ou encore la question des prisonniers palestiniens entravent aussi le processus de paix.
Mme Livni et M. Qoreï se sont rencontrés au moins une fois par semaine depuis des mois.















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