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Lufthansa s'apprête à un durcissement de la grève

Dernière modification : 31/07/2008

Les négociations sur les salaires sont dans l'impasse. La grève des personnels de cabine et au sol de Lufthansa se poursuit. L'impact sur les liaisons long-courriers est important pour la compagnie, qui s'apprête à annuler 7 % de ses vols.

La compagnie aérienne allemande Lufthansa a procédé mercredi à l'annulation de vols long-courriers, pour la première fois depuis le début lundi d'une grève de son personnel de cabine et au sol, alors que le mouvement perturbe de plus en plus le trafic.

Au total, Lufthansa avait prévu d'annuler 82 vols mercredi, dont les liaisons long-courriers vers New York, Calcutta, Calgary, Chicago, Dallas et Dubaï, selon un porte-parole de la compagnie. Pour le reste, comme la veille, les annulations concernaient surtout des liaisons domestiques et européennes.

"C'est un fait, nous ressentons les effets de la grève", a confirmé le porte-parole de Lufthansa. Mardi, Lufthansa avait déjà dû annuler 3% du total de ses vols, soit 70 dessertes.

Jeudi, la situation devrait empirer, la compagnie ayant prévu d'annuler 136 vols, soit 7% du trafic, a indiqué le porte-parole Peter Schneckenleitner.

Comme les jours précédents c'est surtout le personnel technique, qui assure la maintenance des avions, qui avait cessé le travail mercredi.

Le syndicat Verdi est beaucoup moins représenté parmi le personnel de cabine, qui de fait était moins touché par la grève.

Interrogé sur le coût quotidien du mouvement, le directeur financier de la compagnie, Stephan Gemkow, a admis lors d'une conférence téléphonique: "C'est cher, ça c'est sûr", en ajoutant qu'il n'avait "aucune idée" de combien de temps cela allait durer, les négociations étant au "statu quo".

Verdi a évoqué un coût de 5 millions d'euros par jour pour Lufthansa, l'institut de recherche économique IW de Cologne a estimé que la facture pourrait même monter jusqu'à 30 millions d'euros par jour.

"Nous appelons Verdi à revenir à la table des négociations", a déclaré le porte-parole de Lufthansa.

Mais le syndicat ne s'y résoudra que lorsque la compagnie fera une offre meilleure que les 6,7% de hausse de salaire sur 21 mois proposés actuellement. Verdi réclame pour les 50.000 salariés concernés 9,8% de salaire en plus, sur un an, arguant de la bonne santé financière de Lufthansa.

La compagnie a d'ailleurs publié mercredi des résultats trimestriels qui montrent qu'elle s'en sort plutôt mieux que ses consoeurs face à l'envolée des prix du carburant. Elle a maintenu son objectif de résultat pour l'année, tout en s'affichant prudente.

"Il faut comprendre --et j'attends cela d'un syndicat responsable-- que Lufthansa est dans une activité très cyclique", a expliqué M. Gemkow. La compagnie a prévenu à plusieurs reprises qu'elle ne pouvait pas faire mieux que sa dernière offre.

En parallèle, Lufthansa fait face à un mouvement social des pilotes de deux de ses filiales, Eurowings et CityLine, qui a déjà donné lieu à plusieurs grèves d'avertissement. En tout, 1.700 vols ont été supprimés jusqu'à présent chez Lufthansa et ses filiales à cause de mouvements sociaux, a précisé M. Gemkow.

Première publication : 31/07/2008

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