- Dopage - Jeux olympiques
Le relais 4x400 m américain, médaillé d'or des jeux Olympiques de Sydney 2000, a été disqualifié en raison des aveux de dopage d'un de ses membres Antonio Pettigrew, a annoncé Giselle Davies, directrice de la communication du Comité international olympique (CIO), samedi à Pékin.
Antonio Pettigrew a reconnu s'être dopé fin mai, dans le cadre du procès de l'entraîneur Trevor Graham, et a accepté de rendre sa médaille d'or.
Deux autres membres du relais victorieux (2:56.35), les frères Alvin et Calvin Harrison ont déjà été suspendus pour des faits de dopage, mais postérieurs aux JO de Sydney. En revanche, un autre coureur Jerome Young, avait lui été convaincu de dopage à Sydney mais sa suspension n'avait pas menacé le titre américain car il n'était que remplaçant et n'avait pas participé à la finale.
Michael Johnson, le quintuple champion olympique et seul relayeur non concerné par le dopage, a averti qu'il allait rendre sa médaille d'or du 4x400 m des Jeux de Sydney après les aveux de Pettigrew.
La commission exécutive du CIO, qui a pris la décision de disqualifier Pettigrew et le relais américain sur recommandation de la commission disciplinaire, n'a en revanche pas statué sur la réattribution de cette médaille à laquelle peut prétendre le relais nigérian, 2e à Sydney.
"Comme dans le cas de Marion Jones, la commission disciplinaire étudie les rapports d'enquête sur l'affaire Balco -du nom du laboratoire de fabrication de produits dopants démantelé en 2003- afin de définir si d'autres athlètes sont impliqués", a indiqué Mme Davies, précisant que le CIO souhaitait finaliser tous les résultats de Sydney d'un coup.
En décembre dernier, le CIO avait retiré les cinq médailles remportées par l'Américaine Marion Jones à Sydney et a annoncé vendredi qu'aucune décision sur leur réattribution ne serait annoncée à Pékin.
Le CIO est particulièrement gêné par la réattribution de la médaille d'or du 100 m remportée par Marion Jones aux JO 2000 et qui devrait logiquement revenir à la Grecque Ekaterini Thanou, sanctionnée pour dopage en 2004.


























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