Dernière modification : 02/08/2008 

- France - Justice - Terrorisme


L'ex-militante Nathalie Ménigon sort de prison
L'ex-militante Nathalie Ménigon sort de prison
Condamnée à perpétuité en 1989 pour son implication dans un assassinat, l'ex-membre du groupe d'extrême gauche Action directe, Nathalie Ménignon, est sortie de prison. Sa libération conditionnelle avait été prononcée le 17 juillet dernier.

 

TOULOUSE - Nathalie Ménigon, ancienne membre du groupe armé d'extrême gauche Action directe à qui la justice a accordé le mois dernier une libération conditionnelle, est sortie de prison samedi, a annoncé le procureur de Toulouse.

 

L'ancienne militante, âgée de 51 ans, a quitté la prison de Seysses (Haute-Garonne) à bord d'une voiture, en compagnie de deux personnes. Elle n'a fait aucune déclaration.

 

"Au bénéfice d'une mesure de libération conditionnelle, Nathalie Ménigon a été extraite samedi peu avant 09h00 de la prison de Seysses pour bénéficier d'une mesure de liberté conditionnelle", a déclaré à Reuters le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet.

 

Après vingt ans de détention, Nathalie Ménigon bénéficiait depuis août 2007 d'un régime de semi-liberté et passait ses nuits en prison.

Chaque matin, sauf le week-end, elle quittait la prison pour aller travailler dans une entreprise d'horticulture de l'Ariège et regagnait chaque soir sa cellule.

 

C'est dans le cadre de cette garantie de travail que Nathalie Ménigon a bénéficié le 17 juillet dernier d'une décision de libération conditionnelle prononcée par un juge d'application des peines du parquet de Toulouse.

 

Elle a connu plusieurs accidents vasculaires cérébraux en détention et souffre de problèmes de motricité.

 

Nathalie Ménigon a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1989 pour sa participation à l'assassinat du P-DG de Renault Georges Besse, le 17 novembre 1986 à Paris, et à celui de l'assassinat de l'ingénieur général de l'armement René Audran, le 25 janvier 1985.

 

Nathalie Ménigon a épousé en prison en 1999 un autre militant d'Action directe, Jean-Marc Rouillan. Ce dernier bénéficie depuis décembre d'un régime de semi-liberté, après plus de vingt ans passés derrière les barreaux. Il avait été condamné à la prison à perpétuité, avec une peine de sûreté de 18 ans.

 

Il travaille dans la journée comme secrétaire de rédaction chez un éditeur marseillais, qui a publié ses trois livres, et dort en prison la nuit.

 

Parmi les deux autres membres du groupe arrêté le 21 février 1987 dans une ferme isolée du Loiret, Joëlle Aubron, atteinte d'une tumeur au cerveau, libérée le 16 juin 2004, est morte le 1er mars 2006.

Ne reste en prison que Georges Cipriani, qui a un temps souffert de troubles psychiatriques.

Commentaires (1)

militante ?

Je lis ex-militante !? Mais je pense que terroriste est plutot le terme correcte mais si assassin...

Après on va s'imaginer qu'elle militait à la maniere des syndicats !

C'est un scandale !

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