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L'ancien membre de l'ETA, José Ignacio de Juana Chaos, dont les dernières années d'emprisonnement ont été marquées par la polémique, a été libéré samedi en Espagne après avoir passé un peu plus de 20 ans en prison, a constaté un photographe de l'AFP.
De Juana Chaos, condamné pour 25 assassinats, est sorti à pied de la prison d'Aranjuez, près de Madrid, vers 07h20 (5h20 GMT), accompagné de deux avocats et de sa femme. Ils sont montés dans une voiture noire.
Cet ancien membre de l'organisation indépendantiste basque ETA sort dans une atmosphère tendue, avec une campagne de presse contre cette libération.
Des rassemblements étaient prévus samedi à Madrid et Saint-Sébastien (Pays Basque, nord), à l'initiative d'associations de victimes du terrorisme qui ont qualifié cette libération "d'insulte à la justice et d'affront aux victimes de l'ETA".
De Juana Chaos avait été condamné à 3.000 ans de prison (peines cumulées) pour 25 assassinats. Il a passé un peu plus de 20 ans en réclusion, sur la base des règles pénitentiaires en vigueur.
Il a participé à de nombreux attentats, dont l'un des plus meurtriers de l'ETA qui avait causé la mort de 12 gardes civils en 1986 avec l'explosion d'une voiture piégée sur une place de Madrid.
Ces dernières années, il s'était rendu célèbre en observant deux grèves de la faim, en 2006 et 2007, pour protester contre une condamnation supplémentaire à trois ans de prison qui lui avait été infligée pour avoir écrit des articles au ton virulent dans le journal indépendantiste Gara.
Il avait été condamné à cette peine supplémentaire alors qu'il était sur le point d'être libéré après avoir passé 20 ans en prison.
En mars 2007, après plusieurs mois de grève de la faim, le gouvernement espagnol lui avait accordé un régime de semi-liberté par crainte que son possible décès en prison n'en fasse un "martyr" des indépendantistes basques.
Après trois mois d'hospitalisation à Saint-Sébastien, il avait réintégré la prison le 6 juin 2007, quelques heures après l'annonce par l'ETA de la fin officielle de son cessez-le-feu de mars 2006.
De Juana avait entamé depuis quelques jours une troisième grève de la faim, pour protester contre ce qu'il juge être un "harcèlement" de la part des médias, de la justice et de l'administration pénitentiaire à son encontre.
Il protestait surtout contre l'ouverture d'une enquête sur son patrimoine pour vérifier s'il est vrai qu'il ne peut rembourser ses victimes et leurs familles, à hauteur de 8 millions d'euros, comme la justice le lui demande.
Le parquet du tribunal anti-terroriste espagnol, l'Audience nationale, a en particulier demandé la "saisie préventive" d'un appartement de sa famille racheté récemment par sa femme et lancé une enquête sur cette acquisition.
Il ne semblait toutefois pas trop affaibli à sa sortie de prison, selon le photographe de l'AFP.


























Commentaires (2)
K.O. par CHAOS !
Il y a des chiffres qui ne sont pas chiffrables et des nombres qui sont incalculables . Et vous voulez que l'on soient sérieux ! mais mon pôv Monsieur, la vie est une comédie. Jouée devant 7 milliards de spectateurs c'est le plus gos succès mondial. L'europe rend la liberté ou enferme ses terroristes, c'est selon le camp où vous vous trouvez, au bon ou au mauvais moment. Avec mon inculture, je ne comprendrai jamais la ou l'injustice des hommes.
la loi
Bonjour,
Si cette personne est sortie de placard après plus de vingt piges, c'est que la loi espagnale doit le permettre non ? Sinon n'aurait pas été libéré. On à du mal à comprendre pourquoi il y a des protestations. La loi est la loi dans tous les sens du termes, autant pour l'enfermement que pour la libération.
Merci
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