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Shaul Mofaz tend la main à la Syrie et menace Téhéran

Dernière modification : 03/08/2008

Prétendant à la succession d'Olmert, le vice-Premier ministre israélien a soutenu à Washington les discussions de paix avec la Syrie. Il a aussi pointé le danger iranien et évoqué l'option militaire contre les sites nucléaires de Téhéran.

Israël doit poursuivre ses pourparlers de paix avec la Syrie, sous médiation turque, sans condition préalable, a déclaré vendredi le vice-Premier ministre israélien Shaul Mofaz.

"Nous devons négocier avec la Syrie, mais sans condition préalable", a dit M. Mofaz devant un centre de réflexion à Washington, après des rencontres officielles.

"Je crois à la paix et à la réussite de la paix (...) et je ferai tout mon possible pour apporter la paix à l'Etat d'Israël", a-t-il ajouté devant le Washington Institute for Near East Policy.

Israël et la Syrie ont achevé mercredi à Istanbul un quatrième round de discussions indirectes sous l'égide de la Turquie et ont décidé de poursuivre leurs discussions afin de trouver un règlement à leurs différends.

Les parties ont convenu de poursuivre en août leur pourparlers, par l'intermédiaire de responsables du ministère turc des Affaires étrangères, qui font la navette entre les représentants des deux pays.

"L'Iran continue d'avancer vers une capacité en armement nucléaire et s'achemine vers une avancée majeure", a également déclaré M. Mofaz devant un centre de réflexion américain, après des discussions officielles à Washington.

"Pour nous, une situation où l'Iran serait doté d'un pouvoir nucléaire est une menace existentielle et du point de vue de l'Etat d'Israël, c'est inacceptable", a-t-il affirmé devant le Washington Institute for Near East Policy.

"Nous estimons que d'ici (2009), l'Iran aura atteint une capacité d'enrichissement et que dès 2010 il aura la possibilité d'atteindre (une production d'uranium) à des fins militaires", a déclaré M. Mofaz, lui-même natif d'Iran.

Il a accusé Téhéran de jouer la montre dans les négociations internationales visant à le forcer à suspendre son enrichissement d'uranium.

"Une chose est claire, les Iraniens poursuivent leur politique destinée à gagner du temps et jusqu'à présent ils ont réussi", a-t-il encore estimé.

"Nous savons tous que le temps est un élément décisif dans notre capacité (...) à supprimer la menace iranienne".

"Et la marge de manoeuvre s'est réduite et, je pense, est prête à se refermer", a-t-il dit. "C'est une course contre la montre", a-t-il ajouté, se disant favorable à une solution diplomatique, tout en se refusant à écarter toutes les options, y compris l'option militaire.

L'Iran est censé donner ce week-end sa réponse à une offre de coopération des grandes puissances contre la suspension de ses activités nucléaires les plus sensibles, et les Etats-Unis l'ont prévenu vendredi qu'il s'exposait à de nouvelles sanctions s'il la refusait.

 

Première publication : 02/08/2008

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