- Littérature - Russie
Les hommes politiques ont été les premiers à réagir à la disparition de l’écrivain et figure de la dissidence soviétique Alexandre Soljenitsyne, mort au cours de la nuit de dimanche à lundi dans sa maison de Troïtse-Lykovo à Moscou.
Prix Nobel de littérature en 1970, Alexandre Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages "Une Journée d'Ivan Denissovitch", "Le Premier Cercle" et "L'Archipel du goulag".
Alexandre Soljenitsyne sera inhumé mercredi au cimetière du monastère Donskoï à Moscou, a annoncé, lundi, un responsable du Patriarcat de Moscou cité par l'agence Interfax.
En France
Le président Nicolas Sarkozy a salué "l'une des plus grandes consciences de la Russie du XXe siècle. C'est Alexandre Soljenitsyne qui ouvre les yeux du monde sur la réalité du système soviétique, en conférant à son expérience une portée universelle", écrit-il dans un communiqué.
"Son intransigeance, son idéal et sa vie longue et mouvementée, font d'Alexandre Soljenitsyne une figure romanesque, héritière de Dostoïevski. Il appartient au panthéon de la littérature mondiale. Je rends hommage à sa mémoire", conclut Nicolas Sarkozy.
Le Premier ministre François Fillon a quant à lui fait part de sa "vive émotion". "Expulsé d'URSS, privé de sa citoyenneté soviétique, condamné à l'exil, Alexandre Soljenitsyne restera aux yeux du monde un écrivain politique engagé", ajoute t-il.
Pour la ministre de la Culture, Christine Albanel, "s'éteint une voix qui s'éleva il y a plus de soixante ans, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour dénoncer les crimes du stalinisme, et que rien ne put ensuite éteindre".
"Il appartient à l'histoire et à la philosophie politique de discuter de ce qu'il pouvait y avoir dans cette voix d'archaïque, voire, parfois, de réactionnaire. Cette voix fut celle de la liberté", ajoute-t-elle.
La secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l’Homme, Rama Yade, a elle rendu hommage à "cet écrivain de la liberté, au souffle prophétique, dont les cycles romanesques ont charrié le rêve inflexible de l'homme contre les pouvoirs totalitaires qui oppressent, [et qui] aura su incarner l'âme russe et européenne et cet idéal humaniste qui est à la source de tout universalisme".
En Russie
Réagissant le premier, avant le président russe Dmitri Medvedev, le Premier ministre Vladimir Poutine a qualifié la disparition d'Alexandre Soljenitsyne de "grande perte pour toute la Russie".
"Nous sommes fiers de l'avoir eu comme compatriote et contemporain. Nous nous souviendrons de lui comme d'une personnalité forte, courageuse, d'une grande dignité", a ajouté le Premier ministre et ex-président russe (2000-2008), en adressant un télégramme de condoléances à la famille de l'écrivain.
"Son engagement littéraire et civique, sa longue et épineuse destinée resteront pour nous un exemple d'authentique abnégation, au service des gens, de la patrie, des idéaux de liberté, de justice, d'humanisme", a-t-il poursuivi.
Le président Dmitri Medvedev, qui a "adressé ses condoléances" à la famille, s'est pour sa part borné à annoncer lundi matin le service de presse du Kremlin, sans plus de commentaires.
L'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a salué en Alexandre Soljenitsyne un "homme au destin unique" qui fut l'un des premiers à dénoncer "à voix haute le caractère inhumain du régime stalinien".



























Commentaires (2)
Voilà,
Que je me souviens de lui (sauf erreur de ma part).
Surtout de ces moments privilégiés, où mes Oncles sont presque tous là.
Comme à la foire commerciale internationale en Belgique, où ils me permettaient de manger gaufres et glaces.
La dernière fois, je me demande si ce n’est pas en bordure de plage.
Ma singulière (extraordinaire) et ses amies sont d’ailleurs là aussi, toujours en Belgique.
seul
Sarkozy serait-il "le monde" à lui tout seul?
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