"Sécurité maximum pour Tizi-Ouzou d'ici 2009" : tel était le vœu pieu formulé par les autorités algériennes il y a à peine dix jours. Alors que 25 personnes, dont 4 policiers, ont été blessées, dimanche, dans l’explosion d’une voiture piégée dans l’est algérien, beaucoup doutent qu'Alger puisse tenir sa promesse. "2009 c'est demain", écrivait le quotidien El-Watan dans son éditorial, lundi.
Les services de sécurité algériens, pourtant mieux équipés que dans les années 1990, semblent en difficulté. Depuis l'allégeance du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) à Al-Qaïda, le terrorisme est passé à la vitesse supérieure en Algérie. Attentats-suicides, camions piégés... Les terroristes ne lésinent pas sur les moyens.
D’où viennent les explosifs ?
La question est de savoir d'où viennent ces moyens. Un casse-tête pour la police algérienne qui multiplie les opérations.
L'arrestation, en novembre 2007, de Fatah Bouderbala (artificier d'Al-Qaïda au Maghreb) avec un lance-roquette et plus de 800 kilos d'explosifs a poussé la police à enquêter sur l'origine de fabrication de ces bombes.
A la fin de 2007, les autorités ont pris une première mesure : interdiction de vendre et d'acheter des engrais chimiques. Ces produits contiennent en effet du nitrate d'ammonium, une substance retrouvée sur les lieux des attentats.
Autre ingrédient dans le collimateur des autorités : le protoxyde d'azote, un gaz anesthésiant. La police scientifique tente de contrôler son utilisation et certains hôpitaux algériens connaissent d'importantes pénuries.
En 2008, la police déjoue plusieurs attentats sans parvenir à les éradiquer. Cette année, l'Algérie a connu plusieurs attaques, souvent commises avec des véhicules bourrés d'explosifs. Seule victoire pour les autorités depuis l'attentat visant le bureau de l'ONU en décembre 2007 : aucun véhicule piégé n'a pu atteindre Alger, la capitale.














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