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50 % des espèces de primates menacées

Dernière modification : 07/08/2008

Selon une étude de l'Union internationale pour la conservation de la nature, 48% des 634 espèces mondiales de primates seraient en danger d'extinction. La première source de menace reste la destruction de la forêt tropicale.

Près de la moitié (48%) des 634 espèces mondiales de primates sont en danger d'extinction, selon une étude de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui qualifie ce constat d'"effrayant".

Ce rapport, rendu public mardi lors du 22ème Congrès de la Société internationale de primatologie, qui se tient à Edimbourg (Ecosse) jusqu'à vendredi, fait de la chasse, et de la destruction de l'habitat par les incendies et le défrichement des forêts tropicales, les principales menaces pesant sur les primates.

En Asie, plus de 70% des espèces de primates figurent dans les catégories "vulnérables", "en danger" ou "en danger critique d'extinction", selon les critères de la Liste rouge des espèces menacées. La liste complète de toutes les espèces animales menacées sera elle publiée en octobre.

"A certains endroits, les primates sont littéralement dévorés jusqu’à l’extinction", a constaté Russell A. Mittermeier, président du Groupe de spécialistes des primates de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN.

"La première source de menace a toujours été la destruction de la forêt tropicale, mais il semble aujourd’hui que la chasse est une menace tout aussi grave dans certaines régions, même lorsque l’habitat y est encore intact", a-t-il ajouté.

Des 634 espèces étudiées, 15% sont considérées comme "vulnérables", 22% "en danger" ou 11% "en danger critique d'extinction".

Les cinq pays avec la plus forte proportion d'espèces menacées d'extinction sont situés en Asie: Cambodge (90%), Vietnam (86%), Indonésie (84%), Laos (83%) et Chine (79%).

Sur ce continent, les populations de gibbons, de semnopithèques, de langurs notamment ont baissé à cause de la chasse, destinée à répondre aux besoins d’alimentation mais aussi à la demande commerciale pour la médecine traditionnelle chinoise et les animaux de compagnie.

"Ce qui se passe en Asie du Sud-est est terrifiant", a jugé Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du programme sur les espèces de l’UICN. "Une telle situation, où un groupe d’animaux soit aussi menacé, est inédite au sein d’autres groupes d’espèces."

En Afrique, 11 des 13 espèces de colobes bais connues sont considérées "en danger critique d’extinction" ou "en danger". Les primatologues craignent que deux espèces, le colobe bai de Bouvier et le colobe bai de Miss Waldron's Red Colobus, ne soient déjà éteintes.

Ils envisagent de faire passer le gorille de montagne de la catégorie "en danger critique d’extinction" à "en danger", au vu de l’augmentation de ses populations dans les montagnes protégées du Rwanda, de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo (RDC).

Le massacre à l'été 2007 de gorilles de montagne dans le parc national des Virunga, dans l'est de la RDC, a cependant retardé cette reclassification.

Malgré ce sombre état des lieux, les responsables de la conservation se félicitent aussi de quelques succès. Au Brésil, le tamarin-lion noir et le tamarin-lion doré sont ainsi passés de la catégorie "en danger critique d’extinction" à "en danger" en 2003.

Les populations de ces deux espèces sont aujourd’hui bien protégées mais restent réduites. Un reboisement urgent est nécessaire pour les doter de l'habitat nécessaire à leur survie. "Si vous avez des forêts, vous pouvez sauver les primates", a constaté Anthony Rylands, vice-président du Groupe de spécialistes des primates de l’UICN.
 

Première publication : 05/08/2008

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