Dernière modification : 18/08/2008 

- Génocide - Rwanda


Génocide rwandais : la France coupable ?
La publication d’un rapport par le Rwanda sur la culpabilité de la France dans le génocide de 1994 répond, selon des observateurs français, à celui du juge Bruguière en 2006, qui demandait des comptes à Paul Kagamé. (1/2)

Retrouvez la deuxième partie du Débat de FRANCE 24 en cliquant ici.

 

Un rapport rwandais, publié en début de semaine à Kigali, accuse Paris d'avoir activement participé au génocide de 1994.

Des observateurs français estiment que le document a été publié en réponse au rapport de 2006 du juge français qui mettait en cause l'actuel chef de l’Etat rwandais, Paul Kagamé. Les relations diplomatiques entre le Rwanda et la France sont, depuis, rompues.
   
Bernard Debré, député français UMP et ancien ministre de la Coopération juste après les faits en novembre 1994, rappelle qu’un premier rapport avait été rédigé par le juge Bruguière sur les causes de l’attentat contre l’avion du président rwandais de l’époque Juvénal Habyarimana, qui avait déclenché les massacres de Tutsis par la communauté hutue. Selon lui, le rapport de Kigali est la riposte à celui du juge français.

"Le juge Bruguière avait demandé la comparution d'un certain nombre de hauts responsables du Rwanda. [...] On a l'impression que le rapport qu'on vient d'avoir est la réponse au rapport du juge Bruguière", rappelle Bernard Debré, sur le plateau du Débat de FRANCE 24. 

Une opinion partagée par Vincent Hugeux, grand reporter au magazine L’Express et spécialiste de l’Afrique. "On est toujours, me semble-t-il, côté Kigali, dans la riposte au rapport Bruguière. Le rapport Bruguière est quelque chose que Kagamé et son entourage ne digèrent pas et ne digèreront pas", affirme le journaliste.

Côté rwandais, on dément toute intention de contre-attaque politique. A en croire Louise Mushikiwabo, ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement rwandais, ce rapport n’est que le fruit d’un travail de rassemblement d’éléments déjà existants prouvant la culpabilité de la France dans les massacres.
 
Interrogée sur les suites judiciaires que préconisent le rapport, Louise Mushikiwabo entend ne pas interférer avec la justice de son pays. "Les suites judiciaires, c'est à nos autorités judiciaires du Rwanda d'en décider. Nous, en tant que gouvernement, avons pris note du fait que ce rapport va être utilisé par les autorités judiciaires rwandaises et va être examiné en détail. [...] C'est aux autorités rwandaises judiciaires de voir dans quelle mesure ils vont utiliser ce rapport pour faire justice à beaucoup de citoyens rwandais, qui n'attendent que ça depuis 14 ans."  

Le document de 350 pages cite notamment plusieurs personnalités françaises, telles que François Mitterrand et Edouard Balladur, que la justice rwandaise souhaiterait voir comparaître dans la mesure du possible.
 
"[...] Nous espérons très vivement que les individus interpelés et l'Etat français vont collaborer, vont prendre ce rapport au sérieux", ajoute Louise Mushikiwabo. 

Une demande qui, aux yeux de Bernard Debré et Vincent Hugeux, renforce la théorie de la riposte dans la guerre politique que se livrent les deux pays.
 
Tous les invités s’accordent cependant à reconnaître que l’Etat français a une part de responsabilité dans le génocide rwandais. Reste à en déterminer le degré.
 
Vincent Hugeux, qui était sur place en 1994 et qui est retourné depuis de nombreuses fois au Rwanda, ne croit pas à une participation active de la France dans les massacres.

"En revanche, là où il y a une responsabilité politique écrasante à mon sens, qui pèse sur les épaules de Mitterrand et d'autres responsables politiques, c'est dans le fait que toutes les informations étaient à portée de la main. Les rapports, les alertes, les signaux d'alarme, [...] on s'est assis dessus", nuance-t-il.
 
Bernard Debré rejoint cette analyse et déclare : "J'ai envoyé un signal en janvier 1994, avant le génocide. [...] J'ai dit : ‘attention, vous allez avoir là une explosion dramatique’. [...] J'ai alerté Alain Juppé, Mitterrand, [...] je lui ai dit : ‘attention ça va exploser’. Personne n'a tenu compte de ça".
 
Odile Biyidi, présidente de l'organisation Survie, lutte contre l’impunité des responsables politiques. Elle attend depuis des années la création d'une commission d'enquête et craint que la question du génocide rwandais ne se résume à un vecteur de la bataille politique entre Paris et Kigali. "Il ne faudrait pas réduire cette question [du génocide], qui est quand même une tragédie, à des tractations politiciennes. Ce serait une catastrophe humaine et une catastrophe politique pour l'Afrique", déclare-t-elle. Et de conclure : "Le but c'est d'atteindre la vérité."
 

Commentaires (5)

Rapport Mucyo

Au moins ceci sera une leçon pour la France (ses dirigents) et les autres pays du monde.
- Le Rwanda (dirigé par le FPR) peut monter des accusations, et former des accusateurs et fabriquer des témoins! Ils sont en mesure de trouver un nombre infinis de témoins visuels ayant vu les français se livrer à tous actes qu'ils voudront bien accuser la France (il suffit de bien les former). Ceci biensure n'est pas une première, là c'est que c'est contre le gouvernement Français; mais si vous saviez le nombre d'innocent en prison ou sur les listes des présumés génocidaires, juste par le fait qu'ils sont opposant au régime en place ou des témoins génants des masacres commis par le FPR!!!

- La France a extradé dernièrement un rwandais vers Arusha, un rwandais accusé de génocide aussi (mais la procédure est la même: Tu es gênant, on cherche quoi t'accuser, ensuite on monte des témoignages et on trouve des témoins pour apprendre l'histoire. Bien sure on aura jamais aucune preuve, sauf des témoignages d'un nombre (voulu) de personne t'accusant de la même chose! La france, et les autres pays, devront à l'avenir, éviter d'extrader des personnes vers des pays africains, où nous savons que la justice est impossible! Par contre, organiser des procès ici, qui devraient être plus équitables (car on a plus de démocratie ici).

- Une chose que je ne comprends quand même pas, c'est le temps que la France met pour réagir! Qu'attend t elle pour répondre ou créer une commission ou qqch dans le genre lui permettant de s'expliquer sur toutes ces accusations, que moi je sais, mensongères!

la france toujours coupable

pour ceux qui l'aurait oublier avant que la france ne soit remplacé par les forces onusiennes,elle a eu toute la latitude de former les génénocidires.aussi pour ceux qui ont la mémoire courte la boite noire de l'avion de habyarimana faisait quoi dans le placard de koffi l'ane?? si les résultats n'impliquait pas pas la france, surement la responsabilité du fpr aurait été demontrer!!!ne nous voilons pas la face la france est à l'origine de la plupart des tensions dans ses ex-colonies.autant la france rejette l'enquete de la comission rwandaise autant le rejet de l'enquete bruguière par le rwanda est légitime.et c'est de bonne guerre si la france refuse d'assumer son role joué dans le génocide rwandais,elle qui n'a jamais rien reconnu!!!ne soyons pas ecoeurer pas l'attitude "du pays des droits de l'homme".merci bien.vive l'afrique.

Le Rwanda se cache dans la couverture du Genocide

Le Rwanda toujours se cache dans la couverture du Génocide, Bien, la France sait bien l’histoire du Rwanda, quand le FPR est envahi le Rwanda dans les années 90 la France ayant tous les informations de FPR c’est pourquoi le Rwanda ne veux pas que La France dit quelque chose.

Apres l’enquête de Juge Français en accusant dernièrement les autorités Rwandais participés dans la mort par le bombardement l’avion de l’ex - président Rwandais Juvénal Habyarimana.

Apres c’est enquête c’est ainsi que le Rwanda, a attaqué énergiquement la France et faire la propagande au Rwanda par la manifestation contre la France, il y a eu le changement de la coopération rwandaise et la France. L’ambassade de France est Fermée au Rwanda, l’école française, émissions du TV5 sur la télévision Rwandaise, Radio France international FM, et les émissions de euro journal ont été stoppées.
Il y a eu l’emprisonnement, aux personnes soupçonnées d’appuyer la France sur son mandat international sur l’éducation de la citoyenneté, liberté d’expression et le droit de l’homme.

L’histoire de la zone turquoise

Apres la violation des accords de paix d’Arusha par FPR Il voulait ramasser et prendre en main toute l’autorité Rwandaise, et tuer tous les gens opposés contre lui. Il se sentait que s’il continue la chemin de la négociation il ne pouvait pas tuer leurs adversaires, la France comme un pays qui avait l’expérience sur la fondation de conflits et la malignité des rebelles contre les gouvernements pendant la guerre c’est ainsi que la France a pris la décision de la mis en oeuvre l’intervention en faveur de la population Rwandaise de la Zone turquoise.

La haine du Rwanda contre La France est que la France a protégée la population dans des préfecture Kibuye, Gikongoro et Cyangugu actuellement le province du Sud. C’est ainsi que FPR n’a pas eu la chance de tuer la population comme il a fait dans les préfectures de Byumba, Kibungo Ruhengeri Gisenyi actuellement Province du Nord et de l’Est.

Les rescapées du Génocide et la France

Moi Je suis allé dans la zone Bisesero, j’ai rencontré avec un rescapé du génocide, il m’a dit que quand La France est venu, les interahamwe ayant quitté notre région, nous avons expliqués notre question pour que les soldats française puissent nous guider il continuant en disant que si les soldats français existaient dans tous le coins de régions de la zone turquoise même dans tous les cellules beaucoup des gens devraient guéri contre les miliciens Interahamwe.

La haine du Rwanda contre la France et le Français

En se cachant les violations de l’hommes et la crime contre l’humanité commis par le FPR pendant la guerre et son pouvoir, il a mis les efforts da sa mission de l’implémentation des camp de solidarités, la classe d’enseigner et expliquer les fautes de la France et la Belgique. Les enfants acceptent que le FPR dit la vérité.

C’est ainsi que les gens connaissent les maux des autorités rwandaises et dire quelque chose contre le Rwanda est indésirable au Rwanda.
Le gouvernement Rwandais il venait diminuer 60% des études en Français aux écoles rwandaises dans 15 ans derniers.

Favorisation l’ignorance

Lesquelles qui font les études en anglais le gouvernement Rwandais réduise les cours en anglaise pour donner les anglophones les chances de terminer les études supérieures facilement et trouver l’emploi pour que les gens négligent le français et quittent la langue a étudier. Le Rwanda profite l’occasion de cacher leurs péchés du crime contre l’humanité et chercher celui qui dit mal contre le FPR, comme un adversaire c’est pour quoi les gens se taisent pour sauver leur vie en danger

LA QUESTION QUE DEVRAIT POSER LE RWANDA

Les troupes françaises ont quitté le Rwanda à la fin de 1993 et elles ont été immédiatement remplacées par les casques bleus de l’ONU. Ont-elles pu participer au génocide qui a commencé en avril 1994 juste après l’attentat qui a abattu l’avion du président Habyarimana ? L’ONU, a retiré immédiatement ses troupes du pays LAISSANT LE GENOCIDE SE POURSUIVRE sans témoins. Ce départ IRRESPONSABLE a certainement été interprété par les « génocideurs » comme un encouragement implicite à leurs massacres.

Ce sont les Etats-Unis de Bill Clinton qui ont imposé à l’ONU le retrait de ses troupes.
Voilà la question que le Rwanda devrait poser : Pourquoi l’ONU a-t-elle retiré ses troupes et n’a pas essayé d’empêcher le génocide ?
POURQUOI LE RWANDA NE POSE PAS CETTE QUESTION ?

Remarques : 1- ce sont les troupes françaises de l’Opération Turquoise, arrivées fin juin 1994 qui mettront fin au génocide qui a ainsi duré près de trois mois.
2- Pourquoi l’ONU a toujours refusé d’expertiser la boîte noire de l’avion d’Habyarimana ? Les Etats-Unis ne s’avouent-ils pas ainsi de connivence avec Kagamé ?
3- le Rwanda ne devrait-il pas REMERCIER LA FRANCE d’avoir été la seule puissance qui a protégé les civils ?

genocide rwandais

je suis sur que la france a une responsabilite dans cette genocide,materielle, tchenique,et politique, elle a soutenu le president genocidaire jusqua la fin de ses jours,elle est devenu une territoire protectionniste pour les genocidaires quil reconnaisse son role ou pas, il on participer au genocide un point

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